• -2000 : (âge de Bronze) : Qilin, kirin, ki-lin (Asie de l'Est)

    âge de Bronze : Qilin, kirin, ki-lin (Asie de l'Est)

    qilin - Odell Shepard - 1930

    Les Chinois ont différents noms pour la licorne : King, Kioh Twan, Poh, Hiai Chai, Too Jon Sheu, Ki-lin. [Odell Shepard, 1930] Le ki-lin est nommé ainsi par la construction chinoise des noms. La femelle est le lin et le mâle est le ki. C'est une sorte de gros cerf. [Charles Gould, 1886]

     

    « Les Chinois vantent beaucoup la licorne dans leurs discours et dans leurs écrits. Ils la regardent comme un augure de prospérité : ils la représentent fort belle, et leurs auteurs assurent qu'elle a le ventre fait comme celui d'un daim, le pied comme un pied de cheval, et la queue semblable à celle de la vache. Ils lui attribuent cinq couleurs différentes. Elle a, disent-ils, le ventre jaune ; sa corne est haute de deux pieds et couverte de chair. C'est un animal fort doux et l'emblème de la félicité. » nous dit un dictionnaire de 1759 [François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, 1759].

    La qilin est vantée dans toute l'Asie. La femelle a une corne recouverte de chair tandis que le mâle a des bois de cerf. Ses cornes ne sont pas des armes mais lui servent à séparer les bons des mauvais ; elle combat en rugissant et en crachant des flammes. Sa voix est mélodieuse. Elle ne détruit rien en marchant et ne mange rien qui ne soit parfait. Elle peut marcher sur l'eau. Elle vit mille ou deux mille ans, suivant les sources. Elle est née du croisement entre une vache et un dragon. Elle règne sur tous les animaux à poils et est liée à la terre. Elle apporte les enfants et annonce félicité paix et prospérité.

    Les Chinois racontent qu'elle s'est agenouillée pour écouter le premier sermon du Bouddha à Benares [Charles W. Pratt, 1979].

    C'est une qilin qui est apparue, dit la légende, à l'empereur Fu Hsi vers -3000. Marchant sur le bord de la rivière, le fait de toucher l'eau la purifiait de la boue en suspension et changeait les galets en émeraudes. Son dos était couvert de signes étranges ; c'est ainsi que naquit l'écriture chinoise. Le successeur de son successeur rencontra lui aussi une qilin. [Nancy Hathaway, 1980]

    C'est aussi une qilin qui est apparue à la mère de Confucius. Elle lui a accroché un fil rouge dans les cornes, puis la qilin a tourné trois fois autour d'elle. Un an plus tard naissait Confucius. C'est cette même qilin qui l'emporta sur son dos à sa mort : il put la reconnaître grâce au fil rouge accroché par sa mère dans les cornes de la créature. [Nancy Hathaway, 1980]

    En 1414, l'explorateur Zheng He rapporta une girafe et l'empereur de Chine décréta que c'était la qilin.

     

    Des recherches effectuées en 2007 concluent que la qilin est à la base une créature purement mythologique, mais qu'elle s'est assimilée à la zhi et au rhinocéros, lui donnant sa forme actuelle. À l'époque de la Chine de l'Âge de Bronze, les gens savaient faire la différence entre la zhi aux cornes droites, mythique, et le rhinocéros à corne courbe, créature encore commune. Mais avec le temps et la disparition des rhinocéros, les représentations de ce dernier se sont mises à évoluer vers quelque chose de plus mythique et de moins anatomique. Dès le quatrième siècle avant JC, les éléments du rhinocéros et de la zhi se sont mis à se mélanger avec des détails liés à la qi comme les nuages et les ailes. Le nombre et l'emplacement des cornes commence à devenir fantaisiste (exemple au troisième siècle, une corne entre les épaules ; vers le 5è - 6è siècle cinq cornes sur le dos) et le corps de façonne en suivant celui d'animaux domestiques plus familiers comme le bœuf ou le cochon. [Jeannie Thomas Parker, 2007]

     


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  • Commentaires

    1
    Otyraee
    Mercredi 13 Avril 2016 à 19:03

    Continue, c'est enrichissant ;-)

     

    Bisous :-*

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