• D'après Yvonne Caroutch

    D'après Yvonne Caroutch

    D'après Yvonne Caroutch

    La licorne contient les consonnes KRN qui sont propres à Kronos, la sphère de Saturne qui est la plsus élevée et la plus spirituelle. C'est la sphère de cristal contenant toutes les autres, correspondant au « septième ciel ». Cette lumière de la licorne est au-delà de la dualité clarté-ténèbres, bien-mal, illusion-révélation, céleste-infernal. Elle n'a rien à voir avec la lumière du soleil.

    Appartenant à la Tradition, la licorne apparaît dans toutes les cosmogonies. C'est l'animal de l'Âge d'Or par excellence si bien qu'on peut affirmer « au commencement était la licorne ». C'est la bête mystique de la vacuité, l'androgyne originel, l'Eorse de l'esprit, le tremplin vers des plans supérieurs de la conscience, l'énergie à l'état pur qu'il s'agit d'affirmer. Elle représente l'éveil dans la non-dualité, la fusion des polarités dépassées, l'accès au corps subtil et à l'amour qui fait se mouvoir toutes les choses.

    Le rayonnement de la licorne est si intense qu'elle aspire les souillures des eaux et des êtres. Elle s'en nourrit et s'en retrouve grandie. Car avant d'être sacrée licorne, la bête spirituelle, au-dela de la dualité, doit avoir été confrontée au poison. Son rôle consiste à être plus forte que le venin afin de le neutraliser.

    La lumière de la licorne est presque insoutenable. Hormis certaines races d'amants, de mystiques ou de visionnaires, les hommes craignent de dissoudre leur moi dans l'infini de l'amour, dans l'espace éblouissant, illimité de l'énergie à l'état pur.

    L'image de la corne dressée évoque à merveille la pénétration du divin dans la créature, avec tout le danger qu'elle peut comporter.

    La licorne rassemblant ce qui est épars perçoit notre planète vue de l'espace, c'est-à-dire unifiée. Peut-elle imaginer qu'il existe une autre manière, dualiste, d'appréhender le monde ? Elle envoie cependant ses ondes de compassion.

    La licorne est un animal fabuleux qui incarne avec son épée frontale, l' « axe du monde » reliant les immensités sidérales aux quatre points cardinaux de la terre. Sa lame dressée matérialise le centre « vibratoire », organisateur de tout ce qui est. C'est une sorte d'antenne, de « diapason cosmique », qui orchestre le réseau serré des multiples analogies et résonances tissant la trame de l'univers et des évènements.

    La « licorne de guerre » symbolise le combat contre soi-même, contre l'ego, l'indolence, le manque d'ouverture aux autres.

    Une incantation nuptiale indienne célèbre l'identité des contraires, des courants telluriques et cosmiques ne faisant plus qu'un, ce qui est l'essence même de la licorne. Elle exprime la puissance, l'identité des contraires, dans la lumière, elle est la bête de l'androgynie spirituelle.

    Dans la licorne a lieu le miracle de la fusion des polarités comme dans le Rebis des achimistes. C'est un terme androgyne comme celui de l'Œuvre. En effet la licorne androgyne est toute désignée pour devenir le symbole de la transmutation, que ce soit dans le domaine oriental, christique, alchimique, etc. Ainsi les consonnes KRN lumineuses de la licorne nous conduisent au cœur de l'alchimie puisque le sulfure de mercure était en Asie la Materia Prima privilégiée des Adeptes.

    La corne de la licorne, arme frontale, flèche spirituelle, symbolise le sel ou feu secret des alchimistes permettant les épousailles du soufre et du mercure, que le philosophe aura préalablement su parfaire.

    L'unicorne isolé représente l'œuvre au blanc et son union avec une vierge, l'œuvre au rouge. Alors la licorne se métamorphose en phénix.

    Seule, la licorne symbolise le soufre tandis qu'unie au lion elle symbolise l'aspect double du mercure. Suivant le contexte elle symbolise donc soit le soufre soit le mercure. Face au lion solaire, elle est lunaire, mais formant couple avec la femme elle incarne le principe viril. Elle est donc le mercure double ou rebis. En fait, c'est l'or philosophal, l'accès au Nirvana, la somme du yin et du yang.

    Source

    Yvonne Caroutch. Le Mystère de La Licorne - à la recherche du sens perdu. 1997. 534 pages


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