• Extrait : introduction (première version)

    L'alter-humanité, ou Identité Personnelle Alternative à l'Humanité, est un terme-parapluie inventé par Phasmavore. Ce terme recoupe de nombreux phénomènes identitaires spécifiques et individuels, dont les otherkin ne sont que la partie la plus visible de l'iceberg. Il s'agit d'« une catégorie d'identités personnelles qui englobe toutes les identités qui sont alternatives dans l'idée sociétale habituelle de l'humanité ».

    On trouve par exemple la grande famille des otherkins, thérians, fictionkins, et autres sous-catégories. Ce sont les personnes qui s'identifient totalement en tant qu'une entité non-humaine, ou un personnage de fiction. D'autres sous-catégories sont par exemple les machinekins, plantkins, starseeds, divinités incarnées...

    Ensuite vient la famille des systèmes. Ce sont des gens qui ont des personnalités multiples. On les appelle aussi des multiples. Suivant la manière dont les différentes personnalités interagissent on parle aussi de système médian lorsque les personnalités ne sont pas totalement distinctes les unes des autres, ou encore de walk-in lorsqu'une personnalité est perçue comme venant de l'extérieur.

    Certaines personnes s'identifient à quelque chose de non-humain, ou entretiennent une relation quotidienne avec quelque chose de non-humain en bordure de leur esprit. Ce sont par exemple les soulbonders, ou encore les personnes other-hearted. Notez que les other-hearted se déclinent aussi en animal-hearted, fiction-hearted, etc.

    Les personnes alter-humaines ont beaucoup de manière d'expliquer leur alter-humanité. Si certaines considèrent que c'est une question de neurologie ou de psychologie, d'autres penchent plutôt vers des explications plus ésotériques comme des histoires de réincarnation. Ainsi leur âme aurait gardé d'une vie antérieure une forme non-humaine qui serait leur vraie forme.

    Certaines personnes alter-humaines affirment qu'en vertu de leur identité, elles devraient faire partie des communautés LGBT+/MOGAI/queer. L'avis général tend plutôt à être que, l'alter-humanité n'a rien à voir avec des questions de genre ou d'orientation ou d'intersexuation. Pour cette raison, les personnes alter-humaines souhaitant utiliser un néopronom uniquement à cause de leur identité alter-humaine, sont considérés de l'avis général comme étant des trolls.

    Un autre débat que certaines personnes aiment à remuer, est celui de l'appropriation culturelle. Nous verrons plus loin en quoi ce débat est à la fois pertinent, et stérile.

    La question de la santé mentale est souvent soulevée quand une personne parle de son alter-humanité. Presque tout le temps il s'agit de psychophobie, comme nous le verrons. Car l'alter-humanité n'est pas en soi une maladie mentale.

    Quant à savoir quelle est la nature exacte de l'identité alter-humaine, la meilleure réponse qui ait été trouvée jusqu'à présent est de dire que c'est un caractère ontologique complexe, voire un animisme cybernétique partagé à-travers Internet mais nié par les cultures d'origine des personnes alter-humaines. Cette identité cherche à lier des points de vue à la fois spirituels et scientifiques. C'est-à-dire que c'est un élément qui relève des propriétés internes et générales d'un être ; c'est simultanément général, abstrait, essentiel et singulier, concret, existentiel ; c'est en résumé ce qui fait qu'une personne est elle-même et pas quelqu'un d'autre. C'est un fait, au même titre que l'ethnicité, le genre social, ou le corps physique.


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