• Interprétation classique

    Interprétation classique

    C'est l'interprétation la plus couramment admise, présentée au Musée des Thermes de Cluny.

    Le Goût

    Tapisserie du Goût

    La Dame prend une confiserie dans un drageoir que lui tend sa servante, tandis qu’un petit singe amène une confiserie à sa bouche.
    L’oiseau sur la main de la Dame est à l’origine un faucon, mais une restauration l’a remplacé par une perruche, moins héraldique mais un peu plus féminine. La créature sur sa robe rappelle le chien de compagnie présent dans « à mon seul désir ».
    Deux lionceaux, une panthère, un agneau, un renard, un chien, deux oiseaux dont une pie et de nombreux lapins égaient l’ensemble.

    L'Odorat

    Tapisserie de l'Odorat

    La Dame tresse un collier de fleurs parfumées. Dans le panier derrière elle, le petit singe renifle une fleur.
    Les animaux présents sont : une pie, un héron cendré, un agneau, un lionceau, un lévrier et de nombreux lapins.

    L'Ouïe

    Tapisserie de l'Ouïe

    La Dame joue d’un orgue portatif (ou « positif ») tandis que la servante en actionne les soufflets. L’instrument est posé sur un tapis turc.
    Détail important : le lion et la licorne sont rappelés respectivement sur le montant arrière et avant de l’orgue.
    Sont également présents : deux renards, un lévrier, des oiseaux, un agneau, un lionceau et les inévitables lapins.

    Le Toucher

    Tapisserie du Toucher

    La Dame saisit la corne de la licorne dans un geste qui peut paraître ambigu. Cette fois-ci, c’est elle qui tient la hampe sur laquelle figure le blason. La servante s’est absentée de la scène.
    La licorne a un aspect un peu moins héraldique et le lion a une figure étrange, avec des oreilles pointues.
    On remarque entre autres : une caille, un canard, un autre oiseau, une panthère, deux singes, un lionceau et un peu moins de lapins.
    Certains voient dans cette tapisserie une connotation érotique, la corne de la licorne devenant alors un symbole phallique. Mais il se peut aussi qu’on puisse faire dire ce que l’on veut à cette scène.

    La Vue

    Tapisserie de la Vue

    C’est la tapisserie la plus connue.
    La Dame tend un miroir à la licorne. Celle-ci a posé ses pattes de devant sur les genoux de la Dame et la scène rappelle la légende de la capture de la licorne par une vierge. Le lion est donc le seul à porter la hampe.
    Un lionceau, deux lévriers, un renard, des lapins et quelque chose ressemblant à la fois à un léopard pour les taches et à une martre pour la forme complètent le paysage.
    Détails à noter : la servante s’est absentée de la scène et la licorne relève la jupe de la Dame. Connotation érotique ou fantaisie artistique ? La seconde hypothèse est la plus vraisemblable.

    À mon seul désir

    Tapisserie du Seul Désir

    Le nom de cette scène provient de l’inscription sur la tente. Considérée comme la clôture de la série des cinq sens, elle pourrait tout autant en être l’ouverture.
    La Dame, devant sa tente tenue ouverte par le lion et la licorne, repose (ou prend ?) un collier dans une cassette que lui tend sa servante.
    Les autres animaux présents sont : le petit chien de compagnie de la Dame, un faucon apprivoisé avec ses ficelles aux pattes, un échassier, un lévrier, un tout petit singe et bien sûr deux lapins.
    La symbolique que l’on attribue le plus souvent à cette scène est la renonciation aux cinq sens et aux plaisirs associés.
    Mais cette scène pourrait aussi représenter le « sixième sens ».

     

    Les illustrations sont des cartes postales achetées au Musée de Cluny puis scannées


    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :