• Le mariage

    Le mariage

    Cette série de tapisseries, en particulier celle de la licorne captive, pourrait être une allégorie de la recherche et de la capture de l'être aimé. La Licorne Captive, notamment, suggère une allégorie du mariage : ce qui semble être du sang sur la licorne est en fait du jus de grenade, fruit qui symbolise entre autres une descendance nombreuse. On retrouve sur la tapisserie entre autres une grenouille dont on pensait au Moyen-âge que le flanc gauche était aphrodisiaque.

    De plus, la licorne enchaînée à l'arbre peut représenter l'amant enchaîné par l'amour à son épouse.

     

    Sur la tapisserie de la Licorne à la Fontaine, on retrouve de nombreuses créatures au symbolisme fort durant le Moyen-âge. Le chien représentait la fidélité. Le lion était censé être plein de compassion, dormir les yeux ouverts, et donner naissance à des petits morts que le mâle ensuite ramenait à la vie. La lionne et le lion étaient censés se choisir pour la vie, symbolisant ainsi la fidélité conjugale. La panthère, multicolore, était l'ennemie du dragon et attirait ses proies par l'odeur de son haleine. L'hermine – ou la martre – était l'ennemi du basilic ; elle s'accouplait par la bouche pour donner naissance à ses petits par l'oreille, ou inversement. La hyène changeait de sexe et elle pouvait imiter la voix humaine. Les cerfs étaient censés dévorer les serpents ou les mettre en pièces. Les lapins étaient célèbres pour leur descendance abondante.

    La main et le bras de la cinquième tapisserie ressemblent beaucoup au personnage de la Dame dans la tapisserie de la licorne amenée au château, ce qui renforce l'idée de l'amant capturé par sa fiancée. Le couple de la dame et du seigneur pourraient ainsi être un portrait du couple pour lequel les tapisseries ont pu être commandées.

    Le contexte du mariage explique aussi les lettres AE entrelacées, pour « Amour Éternel ».

     

    Source :

    http://www.museum.org/explore/Unicorn/unicorn-inside.htm

    James Cross Giblin, The truth about UNICORNS, 1991, Harper Collins Publishers, 113 pages.

     


    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :