• L'autre et l'animal

    Merci à Zac d'autoriser la mise en ligne de ce témoignage.

    Je suis là, allongé contre le matelas mon lit, à cogiter, comme dans mon habitude. Je pense à l'animalité; à ce qu'est l'animalité; mais surtout, à ce qu'est être un humain-blaireau.

    Qu'est ce qui fait de moi une personne blaireau ? Le fait que je sente mes crocs mal longés dans ma bouche trop petite, la fourrure qui caresse le cou, les vibrisses qui chatouillent mes joues ? Ma manière de m'exprimer par des positions de jeux et de peurs ? Mon hypersensibilité sensorielles ? Mon autisme ? Ces mimiques et sons animaux pour traduire mon humeur ? Mon certain mal-être à ne pas avoir cette queue, ces griffes, ces bandes noires ou encore ces oreilles que je devrais posséder ?

     

    En fait, il est vrai qu'il y a un peu de tout ça. Car l'animalité, c'est un château de carte. Chaque carte correspond à une caractéristique, à un critère de l'individu thérian. Et la base du château, c'est identification.

     

    Je pense sincèrement qu'on peut très bien avoir un comportement très bestial, des instincts animaux et des pulsions sauvages sans pour autant se vivre animal. Je pense que c'est ça qui fait toute la différence. Le tronc commun de l'animalité, c'est l'identification. Une identification qui perdure.

     

    Pourquoi qualifier une personne de thérian si son animalité ne se limite qu'a hurler, griffer ou bondir; ou rêver de son soi en animal; ou à vouer un culte à la nature, aux arbres et aux petites fleurs ou je-ne-sais-quoi-encore… le tout sans vivre aucun ressentis.

     

    Etre une personne animale, c'est de se vivre ainsi, tout le temps, comme ça, au quotidien. Ça ne s'arrête pas. Ce n'est pas une envie ou un jeu, mais plus un besoin, un manque qui peut engendrer de la souffrance. Bien sur, il peut y avoir une variation de l'humanité et de l'animalité chez la personne. Des moments où l'on se sent très humain, d'autres où l'on se sent très animal. Mais, de toute manière, l'identification reste réelle et profonde. Elle a un réel sens pour l'individu.

     

    En règle générale, les personnes-animales sont rares. Et, sans vouloir me vanter ou offusquer qui que ce soit, j'ai l'impression que les personnes-animales sérieuses le sont encore plus.

    Combien rencontre-t-ont de personnes qui affirment se sentir un peu animaux et avoue leur ressembler un minimum sur les bords ? Non, moi, je veux rencontrer des personnes-animaux, non parce qu'ils auraient juste une probable âme animale, mais parce qu'ils existent ainsi, comme ça, au quotidien, profondément.

    Qui s'identifient réellement et durablement à/en tant qu'animaux. Qui ont pour la plupart des actes, des besoins, des envies, des manques, de la souffrance etc. liée à leur animalité. Des personnes passionnés, non par orgueil, mais parce qu'ils veulent tout savoir sur leur espèce non-humaine pour mieux se connaître. Ce sont ces personnes là avec qui je veux passer du temps, discuter pendant des heures d'animalité lors d'une balade ou autour d'un bon café.

     

    Je connais des personnes-animales sérieuses, qui SONT leur animal, qui le connaissent sur le bout des doigts et que j’adore, j’aime tant partager mes ressentis avec eux. Hélas, ces individus habitent souvent loin de chez moi, sont que trop rarement connectés sur leur ordinateur ou bien m'intimident trop pour engager la conversation.

     

    Alors je parcours encore et encore les forums, anglophones comme francophones, à la recherche de camarades-animaux réfléchis et captivants. Mais ces personnes sont trop bien cachées, et loups-dragons-tigres noirs aux yeux rouges (qui ne savent souvent rien sur les loups-dragons-tigres) se font bien plus remarquer à mon plus grand déplaisir.

     

    Je veux rencontrer des personnes-wombats, des personnes-chiens viverrins, des personnes-suricates, des personnes-hyènes et non uniquement des grands chats et des loups. Je ne dis pas par là que les grands chats et les loups sont tous des individus peu sérieux, bien au contraire, j'en connais des très consciencieux. Mais les nouveaux "éveillés" se jettent sur ces animaux sans prendre le temps de faire des recherches sur l'animal qui leur ressemble vraiment et de fouiller chez d'autres espèces d'animaux que les félins et les canidés (allez donc regarder les marsupiaux, les mustélidés, les viverridés et j'en passe). Je le sais car j'ai moi même fait cette erreur auparavant, je me suis pensée loup puis renard plus par facilité et envie que par réels ressentis.

     

    Parce que c'est terriblement important pour moi d'être un blaireau et que j'ai besoin d'être compris et entouré de gens qui me ressemblent. Alors oui, je porte une queue en peluche réaliste, du parfum au musc végétal (odeur sécrétée par les glandes du blaireau) ou encore me faire un sweat a bandes noires. Car c’est à ça que je dois ressembler. Je veux rencontrer des gens aussi dingues que moi dans leur animalité.

     

    Parce que je suis un blaireau jusqu’au bout de mes orteils et qu’il m’arrive de me sentir terriblement seul dans ce monde trop humain…


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  • Thérian vs Kikoowere

    Apparemment, beaucoup de personnes ne savent pas faire la différence entre un thérian (une personne qui vit une animalité sur laquelle elle met l'étiquette d'une espèce donnée afin de se sentir bien et de mieux se comprendre) et un kikoowere (une personne qui fait semblant d'être un animal « parce que c'est cool »). Je vais donc vous aider un peu, avec quelques exemples. Dont le célébrissime exemple du loup, parce que c'est quand même le « kikootype » le plus commun.

    La nourriture

    Pour certains thérians comme kikooweres, la nourriture est liée au 'type. Ainsi, c'est bien connu, les carnivores mangent de la viande, les herbivores mangent des plantes... Et il en est de même pour les thérians et les kikooweres, n'est-ce pas ?

    Et bien, oui et non. Il y a une différence notable entre les deux.

    THERIAN : « Oh là là, j'ai un trouble du comportement alimentaire qu'on appelle l'alimentation sélective ! J'ai vraiment du mal avec la couleur et la texture des légumes verts, ça me donne vraiment envie de vomir ! Je dois même prendre des compléments alimentaires pour certaines vitamines afin de fonctionner correctement ! Et quand je suis en stress, la seule chose qui me calme c'est de manger de la viande !

    « Réfléchissons... Oh, peut-être que mon 'type est un carnivore alors ! Je vais faire des recherches sur les carnivores pour voir celui qui colle le mieux à qui je suis. Et je vais continuer de prendre mes vitamines pour être en bonne santé ! »

    KIKOOWERE : « Je suis un loup ! Aouuuuu ! Et les loups sont carnivores ! Donc je suis carnivore et je mange que de la viande ! Aouuuuu ! Enlève ce persil de mon assiette, mécréant ! Je suis un loup ! Aouuuu ! Et les loups ne prennent pas de comprimés de vitamines ! »

    La toilette

    Le comportement des espèces en matière d'hygiène corporelle varie grandement. Cela peut être un indice sur le kintype d'une personne. Ou sur son niveau de neuneurie, c'est selon.

    THERIAN : « Parce que je suis autiste, j'ai des comportements particuliers, comme le fait de me lécher pour me rassurer. C'est quelque chose de très important pour mon identité. Si je pouvais entièrement me laver avec la langue, je le ferais !

    « Je vais donc faire des recherches pour savoir quels espèces se lavent avec leur langue, et quelles espèces ne le font pas. »

    KIKOOWERE : « Rarou ! Je suis un tigre ! Et les tigres sont des chats ! Les tigres se lèchent et n'aiment pas l'eau* ! Rarou ! Je refuse de prendre une douche ou un bain ! Je vais me lécher ça suffit puisque je suis un tigre ! Rarou ! »

    *Le kikoowere n'est bien sûr pas au courant que les tigres nagent et se baignent, sinon c'est pas drôle.

    L'habillement

    Certaines personnes thérian ont un habillement qui est en rapport avec leur kintype – que ça le représente directement, ou que ça donne à leur corps une apparence en lien avec leur kintype. Mais les kikoos vont parfois un peu loin...

    THERIAN : « J'apprécie de porter des couleurs beiges, grises, fauves, marrons, et je me sens bien quand j'ai une certaine épaisseur de vêtements autour de moi. J'aime aussi porter des vêtements qui sont doux au toucher, et des mitaines. Et parfois j'aime porter des oreilles ou une queue, parce que je me sens bien comme ça. Je vais donc faire des recherches pour trouver des animaux qui ont de la fourrure dont la couleur ressemble aux couleurs que j'aime porter ! Et des oreilles de la forme de celles qui me font me sentir bien ! »

    KIKOOWERE : « Wesh j'suis un loup noir t'avu ? Faut que je porte un collier de chien avec des piques dessus parce que je suis un loup sauvage moi ! Et un manteau en fourrure noire aussi ! Parce que les loups ont de la fourrure ! Et que je suis noir ! Et puis je vais aussi porter des oreilles de loup noires, parce que je suis un loup alors je dois m'habiller comme ça wesh ! »

    La décoration intérieure

    Parce que les thérians se sentent bien dans les milieux naturels, il leur arrive de décorer leur appartement ou la pièce dans laquelle ils vivent, afin de faire écho à leur milieu naturel de prédilection – qui est bien souvent en rapport avec leur kintype.

    THERIAN : « J'aime beaucoup les forêts de conifères. Je m'y sens bien, cela m'apaise. Voir du vert et des sapins autour de moi m'apaise. Je me sens bien dans le clair-obscur des forêts que j'ai visitées durant mon enfance. Elles me font ressentir une profonde nostalgie et un bien-être incomparable.

    « Pour tenter de recréer ce bien-être, j'ai choisi des draps vert sapin pour mon lit. J'ai aussi des posters représentant des scènes de forêt, et j'ai mis des voilages verts à mes fenêtres pour tamiser la lumière et recréer l'ambiance si apaisante de la forêt.

    « Et je vais écumer les encyclopédies pour apprendre toutes les espèces animales qui vivent dans ce genre de biotope ! L'une d'elles est peut-être mon kintype ! »

    KIKOOWERE : « Nan mais tu vois, je suis trop un loup demi-vampire sombre et dramatique... Faut que je vive dans une forêt hantée tu vois... Donc j'ai décoré ma chambre en gothique tu vois... Et mon fond d'écran c'est une forêt hantée, pour aller avec la noirceur de mon cœur de loup demi-vampire... »

    Le physique (fantôme) (ou pas)

    Une manière d'aiguiller ses recherches d'un kintype, c'est de se baser sur son physique. Ou plutôt, sur le physique qu'on ressent devoir avoir, celui qui nous ferait nous sentir bien, ainsi que les éventuels membres fantômes non-humains ressentis (écailles, plumes, queue, forme des membres...). Là encore il existe une différence notable entre la façon dont les thérians et les kikooweres abordent le sujet.

    THERIAN : « Lorsque je me détends et que je suis honnête avec moi-même, je ressens mon corps différemment. Je ressens des pattes avec des coussinets. Je ressens une fourrure. Je ressens des oreilles pointues sur le dessus de ma tête et un museau allongé. Je ressens une queue longue jusqu'à mi-jambe et couverte de poils mi-longs. Il est donc logique que mon kintype corresponde à cette description !

    « Je vais ouvrir une encyclopédie des animaux et lister toutes les possibilités ! »

    KIKOOWERE : « Bien sûr que je suis un loup ! Tu as vu mes canines pointues ? Ça veut forcément dire que je suis un loup ! C'est indubitable ! C'est une preuve physique que je suis un loup ! »

    La vie sociale et familiale

    Les besoins sociaux et le comportement avec la famille peuvent également fournir des indices sur le kintype d'une personne. Observons donc nos deux spécimens dans leur environnement social respectif.

    THERIAN : « Je me sens très proche de ma famille. Je sais que mes parents vont me guider vers ce qu'il y a de mieux pour moi et vont prendre soin de moi. Et en retour je prends soin des plus jeunes membres de ma famille, en attendant de pouvoir en fonder une par moi-même. Je trouve que les liens de la famille sont très importants car ce sont les personnes sur qui je peux le plus compter, et qui peuvent le plus compter sur moi. Nous sommes socialement proches.

    « Je vais donc rechercher des animaux sociaux qui ont un groupe familial bien structuré et soudé. »

    KIKOOWERE : « Donc oué, je suis un loup. Un loup alpha. Après tout j'ai une âme de dominant !

    « Alors avec mes potes on a formé une meute, tu vois !

    « J'ai pris la meilleure femelle pour moi, c'est devenu ma petite copine mais en vrai c'est ma louve alpha. Enfin c'est une renarde mais c'est ma femelle alpha quoi.

    « Les autres je les ai organisés. Y'a le coupe béta, ils font ce que je leur dit de faire, et ils sortent ensemble – forcément. C'est un peu mes lieutenants en fait. Ils font attention que les autres soumis suivent bien mes ordres et restent dans les rangs.

    « Donc après y'a les autres soumis, par ordre hiérarchique tu vois ?

    « Et en dernier y'a l'oméga. C'est le boulet. Le souffre-douleurs. Mais bon toutes les meutes ont besoin d'un oméga.

    « Et tout le monde, de l'alpha à l'oméga, on est une meute tu comprends ? On reste soudés envers et contre tout. Donc même si l'un d'entre nous fait une connerie, on va le défendre et le protéger. On est une meute, tu comprends ? Les liens humains sont pas importants. C'est la meute d'abord. »

    (Où nous voyons que le kikoowere ne comprends absolument rien à l'organisation sociale des loups sauvages, en plus d'être un trou du cul abusif psychologiquement, émotionnellement et peut-être même sexuellement envers sa « meute »)

    Le comportement dirigé par les émotions

    En cas de forte émotion, positive comme négative, les réactions deviennent plus instinctives. Lorsque la part plus animale prend le dessus on appelle ça un shift. Voyons les différences entre les shifts thérians et les shifts kikoo.

    THERIAN : « Quand j'ai très peur, je me recroqueville et je baisse la tête en couinant, j'ai l'impression de sentir ma queue fantôme se mettre entre mes jambes et mes oreilles se baisser. Par contre quand je suis en colère je montre les dents sans faire exprès ! Enfin j'essaye de contrôler ça le plus possible parce que c'est bizarre en société quand même. Pareil, des fois je grogne sans faire exprès, je sais que si je ressens des émotions violentes je dois faire super attention à mon comportement pour ne pas mettre les autres mal à l'aise autour de moi.

    « Quand j'étais enfant j'avais aussi envie de mordre les autres au cou lors de disputes pour leur montrer que j'avais raison, mais j'ai vite arrêté parce que ce n'est pas acceptable de mordre les gens, ça fait mal, et ce n'est pas un comportement social humain, donc les humains ne comprennent pas ce comportement. Moi aussi j'ai du mal à me comprendre parfois !

    « Je fais des efforts pour me comporter humainement en publique, mais je note tous les comportements sociaux qu'il me serait plus logique de faire et qui me viennent instinctivement, comme ça je vais pouvoir chercher des espèces qui se comportent comme ça.

    « De plus, lorsque j'ai envie de créer des liens avec les gens, ou simplement parce que ça m'apaise, il m'arrive de « hurler à la lune » comme on dit. Ce n'est pas forcément littéralement à la lune bien entendu. J'aime bien « chanter » comme ça. Et j'aimerais pouvoir le faire avec mes proches.

    « Tiens, je vais voir si les loups correspondent pour le reste de leur comportement et de leur physique, car c'est la seule espèce que je connais qui hurle en groupe. Je vais aussi me renseigner pour voir si d'autres espèces font ça, car je ne connais pas tout ! »

    KIKOOWERE : « Bien sûr que je t'ai mordu ! Tu t'attendais à quoi ? Je suis un loup ! Les loups mordent ! Alors comme je suis en colère, je t'ai mordu. Comment ça t'es pas content ? Tu m'opprime dans mon identité de loup ! J'ai le droit de te mordre je suis un loup !

    « D'ailleurs avec ma meute, à la prochaine pleine lune, on organise un rituel de hurler à la lune. On va aller dans la forêt, habillés en loups, et hurler à la lune. Tu veux venir ?

    « Ah non tu pourras pas participer, t'es pas un loup, t'as pas le droit. D'ailleurs mon alpha est une renarde, elle vient parce qu'elle est obligée, c'est une activité de meute, mais elle a pas le droit de hurler, c'est une renarde pas une louve. »

    (Encore une fois, le kikoowere n'a aucune idée de ce qu'il fait. C'est désolant.)

    Le genre

    Tout le monde n'est pas cis ; en effet le genre social n'a rien à voir avec l'assignation à la naissance, elle-même faite arbitrairement d'après l'apparence externe des organes génitaux. Et en plus, les personnes intersexe existent. Pour certains thérians, le genre de leur kintype n'est pas le même que leur genre social humain. Pour d'autres, ils sont indissociables. Pour d'autres encore, le genre humain est le seul genre ressenti, et leur kintype n'en a aucun. Cela dépend des individus.

    THERIAN : « J'ai toujours cru que j'étais une femme cisgenre, jusqu'au jour où j'ai commencé à m'interroger sur mon animalité. C'est alors que j'ai remarqué que mes comportements animaux genrés étaient plutôt des comportements de mâle : territorialité, envies de marquage... Et je ne supporte pas l'idée de ne pas être la meilleure personne de mon genre, surtout quand il s'agit de drague ! Je travaille dessus parce que ça peut être toxique en société. Mais je m'interroge sur mon genre humain maintenant.

    « Actuellement mon genre social humain est non-binaire, car je n'arrive plus à me ressentir femme depuis que j'ai réalisé que le comportement genré de mon kintype était plutôt masculin – mais je ne suis pas non plus un homme. Comme c'est mon kintype qui a influencé le fait que je suis non-binaire à présent, on peut dire que je suis kin-genre. Mais je préfère juste dire non-binaire aux gens. C'est déjà assez compliqué à expliquer comme ça ! »

    KIKOOWERE : « Genre ? Ah tu veux dire, kingenre ! Oué, je suis pas un humain dont je suis kingnre. Alors oui je suis un mâle tu vois, et ma renarde c'est une femelle. Mais elle dit qu'elle veut devenir un mec ! N'importe quoi ! Les animaux sont soit mâle soit femelle et on change pas. De toute façon elle pourra faire toutes les opérations qu'elle voudra elle sera jamais un mâle. On est des animaux. Les animaux ont que deux sexes, mâle et femelle. Faudrait qu'elle se mette ça un peu dans le crâne. »

    (On remarquera que le kikoowere, n'a aucune notion du sens social du mot « genre » et donc a décidé arbitrairement qu'en tant que thérian il était forcément transgenre, tout en niant la transidentité d'un membre de sa meute. Joli combo transphobe.)

    La romance et la sexualité

    Il est parfois possible, d'après son comportement vis-à-vis de la romance et de la sexualité, de trouver des indices quant à son kintype. Ou pas.

    THERIAN : « Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes sont infidèles, ou collectionnent les conquêtes. Pour moi, on ne peut aimer ou coucher qu'avec une seule personne, sauf cas de rupture de couple. Et même là, à moins que je ne sois en danger au sein de mon couple, j'ai du mal à voir pourquoi je devrais me séparer. Pour moi, il est important de trouver la bonne personne, afin de fonder une famille. Et pour cela il est nécessaire d'être fidèle. C'est comme ça que je considère la sexualité et la romance. Un moyen de se rapprocher pour fonder une famille.

    « J'espère trouver une personne qui a les mêmes vues que moi en la matière ! En attendant, je cherche des espèces animales qui ont une certaine fidélité conjugale et forment des couples stables dans le temps. »

    KIKOOWERE : « Je suis le chef de meute. Donc, toutes les femelles de la meute sont à moi. Oui, j'en ai une qui est ma favorite. Mais techniquement, toutes les femelles de la meute sont à moi. J'en ai d'ailleurs viré une l'autre jour parce qu'elle ne voulait pas coucher avec moi. C'est qu'elle n'était pas digne de faire partie de ma meute. Je cherche une autre femelle pour la remplacer d'ailleurs. T'es dispo ? »

    (Les kikoowere utilisent parfois leur kintype comme prétexte pour se comporter de manière irrespectueuse envers les autres membres de leur groupe social.)

    Parler de son côté animal

    Il est parfois nécessaire, pour des raisons sociales ou psychologiques ou spirituelles ou simplement pour trier les choses dans sa tête, de parler de son côté animal séparément de son côté humain. Là encore, il est parfois très facile de différencier un thérian d'un kikoowere rien qu'à leur manière de parler de leur partie animale.

    THERIAN : « Il y a certaines choses de ma personnalité que j'attribue à mon côté animal. Tout comme il y a d'autres choses que j'attribue au fait que je suis geek, et d'autres, au fait que je viens de Toulouse ! Alors, de la même façon que je peux dire « c'est mon côté geek », ou encore « c'est mon geek », il m'arrive de dire « c'est mon côté animal » ou bien « c'est mon animal ». Mais je sais parfaitement que c'est juste une facette de moi, et pas quelque chose de séparé de moi.

    « Donc, à cause de mon geek, je passe mes soirées à jouer à World of Warcraft – et à cause de mon animal, je vais passer au moins une heure par semaine dans le bois voisin. Parce que j'ai besoin de ça pour être en équilibre avec moi-même.

    « J'ai un pseudo dans la communauté geek, un pseudo dans la communauté thérian... Donc on peut dire que ce sont les noms de mes côtés geek et thérian. Mais ce sont juste des facettes de moi. Pas des entités séparées. »

    KIKOOWERE : « Mon humain est faible et timide. J'aime pas ça. Alors j'ai laissé mon loup le dévorer, tu vois ? Comme ça je ne serai plus jamais faible. Et mon loup, il est féroce et sanguinaire tu vois ? Il s'appelle Crocs-Ardents. Parce que quand il chasse, il mord si fort ses proies et ses ennemis, qu'il a la gueule couverte de sang et on dirait que c'est du feu. Alors les loups de sa meute l'ont appelé Crocs-Ardents et ont décidé que ça serait l'alpha de la meute parce qu'il est plus gros et plus fort que les autres. En plus il est tout noir, sauf les yeux qui sont rouges.

    « Des fois je le sens qui marche à mes côtés. Il fait au moins la même taille que moi ! Il est aussi gros qu'une vache ! C'est pour ça que c'est l'alpha. Et comme le sang ne sèche jamais sur ses babines il a la gueule pleine de sang c'est trop cool ! Alors l'hiver on dirait qu'il souffle du feu tu vois... »

    (Le kikoowere ne fait pas la différence entre ce qu'il est et ce qu'il aimerait être, entre ce qu'il est et un éventuel animal-guide et un simili / une tulpa. Le kikoowere s'en fiche, du moment que c'est cool.)

    Conclusion

    Comme vous le voyez, il est important, en priorité, d'être honnête avec soi-même et ses ressentis. Si vous vous rendez compte que vous n'êtes pas thérian car vos expériences ne correspondent pas à celles d'un thérian, gardez espoir ! N'hésitez pas à poser des questions pour trouver les bons mots décrivant ce que vous êtes, car cela vous aidera à trouver d'autres personnes comme vous.

    En plus de respecter le sens premier des mots et d'éviter de faire de la désinformation.

    Vous voyez ? C'est tout bénef !


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  • Transcription de vidéo sur la thérianthropie psychologique

    URL de la vidéo Youtube : https://youtu.be/pzK8qUUMWNA

    Bonjour. Bienvenue sur Thérian Nation. Je suis votre hôte Shannon Jackson. Dans cette vidéo nous allons aller plus en profondeur à propos de la Thérianthropie Psychologique et nous allons entendre quelques Thérians parler de leurs expériences personnelles. Des vidéos précédentes ont introduit la Thérianthropie moderne, défini des thermes utilisés dans la communité, et parlé des shifts Thériantropiques. Si vous n'avez pas regardé ces précédentes vidéos, nous vous recommandons de le faire afin de mieux comprendre la Thérianthropie Psychologique.

    [Note de la traduction : ou lire d'autres articles sur ce blog ça marche aussi]

    Quand est-ce que la Thérianthropie Psychologique a été discutée pour la première fois dans la communauté ?

    Des discussions sur les aspects psychologiques de la thérianthropie et les changements psychologiques qui ont lieu durant des shifts ont été discutés depuis les premiers jours de la communauté en ligne. Des preuves de cela peuvent être trouvées dans des fils de discussion de A.H.WW datant d'aussi tôt que 1994.

    Il y a eu une séparation notable dans la communauté entre les Thérians psychologiques et spirituels, avec des membres de chaque camp qui ne croient pas que l'autre puisse être légitime. Néanmoins, ces deux branches de la Thérianthropie sont toutes deux légitimes et acceptables. Les Thérians Psychologiques comme Spirituels peuvent faire l'expérience de n'importe quel type de shift, et avoir un thériotype ou plusieurs thériotypes. Beaucoup de Thérians expliquent leur identité à-travers à la fois des expériences spirituelles et psychologiques.

    Quelle que soit l'explication, il est important de noter que la Thérianthropie est une croyance subjective basée sur des expériences personnelles, et pas un fait scientifique. Actuellement, il n'y a pas eu d'étude psychologique ou neurologique liée à la Thérianthropie. Thérian Nation demande à tous les Thérians et Otherkin de se respecter les uns les autres, même si vous avez des points de vue ou des croyances opposées.

    La psychologie est l'étude du comportement et de l'esprit, embrassant tous les aspects des comportements conscients et inconscients ainsi que la pensée. Une explication courte pour la thérianthropie psychologique est une connectivité du cerveau anormale ou une adaptation inconsciente du cerveau à des expériences et possiblement des traumas émotionnels durant l'enfance ou une combinaison de tout ça. Basiquement, un Thérian s'identifie en tant qu'animal parce que leur esprit interprète leur existence de cette manière. Une raison pour laquelle nous disons qu'être Thérian n'est pas un choix, c'est parce que la majorité de nos comportements non-humains et shifts sont inconscients.

    Il y a des explications spécifiques qu'on trouve dans la communauté du pourquoi les gens pensent être des Thérianthropes psychologiques. Voici une liste rapide, et nous allons examiner chaque item en détail.

    Neurologie atypique

    Empreinte / Développement

    Formation identitaire

    Mécanisme de survie / résilience / défense

    Dualité de la nature humaine et animale

    Combinaison de plusieurs facteurs

    Autres explications

    Neurologie atypique

    La neurologie atypique inclut également la la neuropsychologie atypique et la physiologie atypique La neurologie est l'étude scientifique du système nerveux en particulier dans sa structure, ses fonctions et ses anomalies. La neuropsychologie est une science qui combine les observations psychologique du comportement et de l'esprit, avec les observations neurologies du cerveau et du système nerveux. La spécialité est dédiée à améliorer la compréhension des relations entre le cerveau et le comportement et l'application de ces connaissances aux problèmes humains. La neurophysiologie atypique est le fonctionnement d'un cerveau qui marche très différemment de la grande majorité des cerveaux. Il pourrait possiblement y avoir des différences dans la structure du cerveau et/ou du système nerveux qui entraîne le développement de différents comportements. Ces différences de neurologie et de physiologie peuvent faire qu'on traite les sensations, les perceptions, la mémoire et la communication de manières atypiques qui peuvent être interprétées comme non-humaines. Sur la Timeline Thériane, Wolf Van Zandt a formulé l'hypothèse que les Thérians traitent le langage différemment. Dans son essai, « Une introduction compréhensive du point de vue psychologique sur la thérianthropie » Liesk a écrit, « Simplement, il semble être le cas que les thérians fonctionnent comme les animaux. Beaucoup de thérians indiquent penser de manière visuelle, ou penser principalement sous une forme non-verbale. »

    Suit un clip vidéo donné par Wolf Van Zandt contenant son point de vue sur la thérianthropie.

    « Est-ce que je pense que la thérianthropie est psychologique ou spirituelle ? Ce n'est pas une question aussi simple qu'on peut le penser. Par exemple, j'ai des racines Shamaniques et je dirais que tout ce qui est matériel a un deuxième côté spirituel. Donc on peut regarder n'importe quoi et dire que ça a un aspect spirituel ou que ça a un aspect psychologique. Je dirais que psychoneurologique, parce que c'est devenu récemment de plus en plus clair que même un grand nombre de choses que les gens par le passé considéraient comme comportementales, ont en fait une origine matérielle dans le cerveau. Donc, oué, si je devais choisir un camp clairement, je dirais que c'est psychoneurologique. C'est beaucoup plus facile d'expliquer la majeure partie des choses dont les Were font l'expérience d'un point de vue psychoneurologique que d'un point de vue spirituel.

    « Par exemple, le corps fantôme. Hamdy Moselhy a discuté d'une étude où une paire de psychologues ont fait un scanner cérébral sur une paire de lycanthropes cliniques pendant qu'iels se « transformaient » et ont trouvé que une des parties du cerveau qui s'activaient était la même que celle qui s'active quand, par exemple, une personne anorexique se regarde dans le miroir et au lieu de voir une personne très maigre et émaciée, voit quelqu'un qui est gros. Il appelle ça des hallucinations somatiques. Et cela correspondrait parfaitement à nos expériences de corps fantôme.

    « À peu près tout ce dont nous faisons l'expérience peut être expliqué de manière neurologique ou spirituelle. Mais quand on dit que quelque chose est spirituel, qu'est-ce qu'on dit réellement ? Je n'ai jamais été capable de comprendre ça. On peut tout à fait aussi facilement dire que c'est imaginaire, parce qu'on ne peut pas le pointer du doigt, on ne peut pas mesurer ce dont on parle quand on parle de spiritualité. C'est pour ça que, je crois en la spiritualité, mais comme j'ai dit, je crois que l'univers a une dualité entre le matériel et le spirituel.

    « Je ne pense pas que les thérians ont des esprits animaux, parce que je ne crois pas qu'il y ait une différence entre les esprits humains et les esprits animaux. Je crois qu'il y a des différences dans leur tempérament et leurs inclinaisons, mais je ne pense pas qu'il y ait de différence de qualité. Donc, c'est dur pour moi de dire que la thérianthropie est basée sur l'esprit. Alors que, comme j'ai dit, je peux très facilement expliquer à peu près tout ce dont un thérian fait l'expérience à partir de choses matérielles psychologiques ou psychoneurologiques qui se passent dans le cerveau. Et c'est mon point de vue. »

    Empreinte et développement

    La thérianthropie psychologique peut être expliquée par certain-e-s Thérians comme l'empreinte sur les animaux non-humains. Il est possible qu'un enfant qui regarde les comportements anipaux, comme un chat ou un chien, au lieu d'être correctement éduqué dans les comportements humains et sociabilisé par une famille humaine, puisse apprendre à agir comme un animal. Des enfants qui s'associent avec des animaux penvent prendre cette association et la tourner en une familiraité et en une identité. Ce comportement peut devenir ancré et être une partie intégrante de l'identité à-travers la vie entière. Ainsi, sans un modèle positif humain, il est possible que certains enfants peuvent considérer les animaux comme des modèles au lieu des humains. Jouer à faire semblant d'être des animaux peut internaliser ces sentiments et renforcer les comportements animaux.

    Suit un témoignage d'Integral, un Thérian Border-Collie.

    « Pour moi, c'est quelque chose de psychologique. Je ne crois pas vraiment en des déités ou aux âmes, donc il reste la psychologie. Je ne suis pas certain de quels facteurs entrent en compte, à quelles maladies cela peut être lié, ou quoi que ce soit du genre, mais pour moi c'est clairement quelque chose de lié au cerveau.

    « Je pense que beaucoup de cela a à voir avec, au moins pour moi personnellement, le fait d'avoir été élevé avec des chiens, et ne pas avoir eu beaucoup d'exposition aux autres enfants de mon âge avant au moins la maternelle. Je pense que j'ai reçu l'empreinte des chiens avec lesquels j'ai grandi, et que j'ai d'une certaine façon absorbé une partie de leur personnalité et de leur comportement.

    « Chaque fois que je parle de quelque chose de similaire à ma mère, et je ne parle pas de ce sujet spécifiquement, elle m'a dit plusieurs fois que j'ai toujours été fasciné / obsédé par les chiens depuis que je sais ce qu'est un chien. Apparemment, quand j'étais petit, je lui ai aussi dit que je voulais devenir un chien quand je serais grand.

    « J'imagine que je le suis, de la manière la plus étrange, la plus honteuse à laquelle je puisse penser. Mais sérieusement, certains de mes plus lointains souvenirs sont que j'essayais d'imiter mes chiens et leur manière de jouer. Et que j'apprenais le plus de choses que je pouvais à propos des chiens. »

    Formation identitaire

    L'identité est multidimensionnelle. La formation de l'identité commence aux portes de l'enfance, quand le petit prend conscience de lui-même. Les adolescent-e-s habituellement s'éloignent des croyances sur elleux-mêmes et leur point de vue sur le monde afin d'expérimenter et d'explorer des alternatives. L'identité est parachevée quand l'adolescent-e a exploré et s'est engagé-e dans des aspects importants de son identité. Les apprentissages de la jeunesse créent une organisation cérébrale pour la vie, et les enfants qui plus tard dans la vie s'identifient en tant que Thérians, peuvent s'être développé-e-s différemment que les enfants qui s'identifient en tant qu'humains. Puisque beaucoup de Thérians témoignent avoir fait semblant d'être des animaux durant leur enfance, peut-être est-ce une croyance primaire à propos d'elleux-mêmes qui correspond toujours à leur vision du monde et s'est maintenue à-travers l'adolescence et jusqu'à l'âge adulte. Bien entendu, il pourrait y avoir bien d'autres explications au pourquoi les gens s'identifient en tant que non-humains, autres que faire semblant d'être des animaux étant enfants.

    Témoignage de Lopori, un Thérian Bonobo

    « Salut, je suis Lopori, un thérian et otherkin psychologique. Mes kintypes sont le bonobo et la sirène. J'ai ma propre petite théorie sur le pourquoi les otherkin existent, simplement une manière de se percevoir et de donner du sens au monde, une sorte d'illusion, dans laquelle nous sommes finalement de simples humains. C'est juste la manière de donner du sens aux choses, comment on construit son identité d'après ses expériences, comme d'être très proche d'un animal de compagnie en grandissant, ou trouver une explication à des idées bizarres. Peut-être aussi simplement être tellement attaché-e à un animal ou une créature mythologique qu'on se convainc qu'on en est une. Ça a l'air moins légitime, mais c'est entièrement possible.

    « Pour moi, je pense qu'être exposée aux sirènes depuis mon plus jeune âge via des films et autres font que je me suis imprégnée. Avec les bonobos, c'est venu vers la vingtaine, donc je n'arrive pas vraiment à pointer le catalyseur. Je me souviens juste avoir vu des photos d'eux et m'être sentie bizarre. En grandissant, j'ai toujours été fascinée par les hommes des cavernes ainsi que les humains modernes qui vivent encore dans la forêt. J'avais l'habitude de beaucoup jouer à l' « homme sauvage » lorsque je me rendais dans des endroits avec de la forêt et on peut dire que je shiftais à un certain point. Je pensais que mes bras étaient plus longs et plus toniques qu'ils ne l'étaient, lorsque je ne les regardais pas dans un miroir ou autre. Je me suis retrouvée à vouloir me déplacer comme si j'étais trois fois plus dégingandée, et je ne le suis pas du tout.

    « En rétrospective, ce n'était qu'une question de temps pour que les grands singes modernes rentrent dans ma vie et deviennent une des choses les plus importantes. Une autre chose qui je pense a pu contribuer est que que on m'a mal diagnostiqué des choses dans mon enfance qui ont détruit mon estime de moi et on m'a fait croire que j'étais malade et différente. Plus je sentais de distance entre moi et ça, plus j'avais de liberté pour construire ma propre identité, pour trouver de meilleures façons de me connaître, et expliquer une excentricité qui n'impliquait pas des maladies mentales que je n'ai pas. En fait je suis normale. Je n'irais pas dire que c'est un mécanisme de coping conscient, parce que ce ne l'est certainement pas. Cela ne marcherait de toute façon pas. Ou peut-être que je suis trop passionnée par les sirènes et les bonobos. Je ne sais pas. Merci de m'avoir écoutée. »

    Mécanisme de survie / résilience / défense

    Dans des périodes de stress, que ça soit ponctuel ou sur le long terme, les instincts de survie sont déclenchés. Une fois que la menace est partie, la plupart des comportements et fonctions cérébrales humaines retournent à la normale. Pour celleux qui s'identifient en tant que Thérian, iels expriment souvent que les instincts de survie ne diminuent jamais. Leur acceptation d'un moi instinctif et animal devient une partie permanente et intégrale de qui iels sont.

    D'après l'Association Américaine de Psychologie, la résilience psychologique est « le processus de bien s'adapter face à l'adversité, au trauma, à la tragédie, à une menace ou à une grande source de stress ». Dans la broche en ligne de l'APA titrée « Le chemin de la résilience » une des dix façons de construire de la résilience inclus de chercher des opportunités de se découvrir soi-même. « Les gens apprennent souvent des choses sur eux-même est peuvent découvrir qu'ils ont grandi en conséquence de leur combat contre la perte. Beaucoup de gens qui ont fait l'expérience de tragédies et de difficultés et reporté avoir de meilleures relations, un plus grand sentiment de force même dans des situations de vulnérabilité, un plus grand sentiment d'estime personnelle, et une spiritualité et une appréciation de la vie plus développées. »

    Bien entendu la résilience est quelque chose de bien plus compliqué, mais peut-être la Thérianthropie est un résultat naturel de comportement appris qui ont permis à beaucoup d'entre nous de supporter les difficultés de nos vies. Ces comportements qui sont associés avec le fait d'être non-humain sont devenus une partie permanente de notre identité. Cela peut aussi être relié à des mécanismes de défense.

    La compartimentation est considérée comme étant une forme moins connue de la dissociation, dans laquelle des parties de soi sont séparée de la conscience d'autres parties et se comportent comme si elles étaient différentes les unes des autres. Cela peut expliquer pourquoi les plus jeunes thérians parlent de leur thériotype comme s'il était séparé d'elleux-mêmes.

    Aussi, on peut noter que certain-e-s psychologues considèrent les mécanismes de défense et de coping comme étant différents. La différence est qu'une mécanisme de défense est subconscient. Alors qu'une personne peut consciemment choisir entre différentes stratégies de coping et trouver quelle stratégie fonctionne le mieux.

    Alors qu'utiliser des mécanismes de défense sur le long terme peut amener des problèmes psychologiques, il semble que dans la plupart des cas, les Thérians Psychologiques trouvent un équilibre entre leurs « sois » humains et non-humains et qu'ils s'intègrent de manière fonctionnelle.

    Dualisme

    C'est similaire à ce que Meirya appellait l' « Association Primale » dans l'article « Théories sur la Cause ou l'Origine des Otherkin et Thérian ». Alors que beaucoup de gens ne veulent pas admettre que les humains ont des instincts et des pulsions naturelles et animales, nous le faisons. La thérianthropie pourrait être l'acceptation de ce côté plus primitif de nos personnalités, et lui laisser avoir une plus grande influence sur nos vies et nos comportements.

    Un bon exemple peut être l'histoire fictive de Tarzan. Il retourne vers la civilisation, seulement pour la rejeter et retourner ensuite à la nature. Alors que Tarzan peut passer pour une personne civilisée et fonctionner dans la société, il préfère retirer le masque de la civilisation et être plus primitif.

    Beaucoup de Thérians pensent que la dualité ne fait pas le Thérian. La dualité de la nature humaine peut être plus visible pour bien des Thérians à cause de leur perspective personnelle sur le monde, mais le simple constat de la dualité n'est pas la même chose qu'un éveil Thérian. La dualité est plus une qualité de la Thérianthropie qu'une cause de celle-ci.

    Combinaison de facteurs multiples

    L'identité est complexe. Il est plus probable qu'une combinaison de facteurs amènent à s'identifier en tant que Thérian plutôt qu'une seule et unique cause. Beaucoup de causes de la thérianthropie psychologique sont similaires et peuvent se recouper. Par exemple, une empreinte d'un animal peut influencer la formation identitaire.

    Témoignage de Aethyrek, un thérian chauve-souris.

    « La question souvent posée : qu'est-ce qui à notre avis est la source de notre thérianthropie ? Mon avis sur pourquoi je suis thérian n'est pas que je suis le résultat d'un truc psychologique ou neurologique ou quelque autre théorie qu'une personne peut avoir qui souvent n'est vasée sur aucune science ou recherche ou psychologie. La plupart d'entre nous ne sont pas éduqués dans ces champs d'étude lorsque nous décrivons ce que nous pensons être la source de notre thérianthropie. Ce qui est cool, on a le droit d'avoir ces théories, mais le résultat c'est que je ne pense pas que ça ait une quelconque valeur de choisir le camp des théories psychologiques.

    « En parallèle je ne suis pas une personne constamment spirituelle, alors dire que ma thérianthropie est de nature spirituelle serait simplement malhonnête. Ce qui fait que je suis thérian est en fait assez tangible et si quelqu'un me demandait, « Quelle est la source de ta thérianthropie ? » je répondrais que ça n'est pas important.

    « Ce que je dirais est que ce qui m'amène à sentir que je suis un animal non-humain. Et pour moi, je dirais, oui, je m'identifie en tant que chauve-souris, mais je m'identifie aussi à une chauve-souris. Mon sentiment d'appartenir à un endroit, d'avoir une maison, un endroit où j'ai ma place c'est souvent des lieux où oui, il va y avoir une composante humaine et personne ne peut le nier, mais c'est aussi des lieux où je me sens le mieux en tant que personne-chauve-souris.

    « Tout est construit là-dessus. Si je regarde mes comportements, mon état mental, ma manière de résoudre les problèmes, tout cela se base à la fois sur la chauve-souris et sur l'humain, ou du moins ma perception de la chauve-souris. Ce n'est pas du tout symbolique bien que parfois il y ait de la mythologie derrière.

    « De plus, au-delà du comportement et de l'état mental, je fais l'expérience de sensations d'une structure corporelle qui n'est pas là. Je pourrais simplifier les choses pour tout le monde et dire que ce sont des ailes, mais ce serait une simplification honnête. Donc souvent quand je ressens cette sensation corporelle particulière d'un autre corps, mon corps oriente la façon dont je bouge, la manière dont je vis mon quotidien ; c'est incroyablement physique même si ce n'est pas là. Donc cela va vraiment déterminer, encore une fois, ma manière de résoudre les problèmes. Je baserai ma résolution de problèmes sur ce corps que je ressens et alors je vais devoir me corriger afin de pouvoir fonctionner.

    « Donc voilà c'est les choses qui font que je suis une personne animale ; tous ces traits qui se mélangent ensemble. Quelle est la source de ces traits ? C'est la question à propos de la quelle toutes les théories spirituelles et psychologiques tentent de répondre. Et moi je ne vois pas la nécessité de le faire. À la fin, je suis une personne animale.

    « L'introspection c'est rechercher ces choses et chercher pourquoi être un animal ça a du sens pour nous. Qu'est-ce qui fait que nous sommes des personnes animales en terme d'expériences ? Et pour moi c'est la seule chose importante. »

    Autres explications

    D'autres explications pour la Thérianthropie psychologique est que c'est génétique, transmis de génération en génération. Nous ne disons pas que de l'ADN non-humain est mélangé avec de l'ADN humain. Plutôt, qu'il pourrait y avoir des gènes qui font que nos cerveaux se développent différemment. Mais tout comme il n'y a pas d'étude psychologique ou neurologique liée à la Thérianthropie, il n'y a pas non plus d'étude génétique qui peuvent lier la Thérianthropie à la parenté. Il n'y a pas de preuve pour soutenir cette croyance.

    Similaire à la dualité, il y a aussi le concept selon lequel tout le monde est Thérian, ou a un côté animal, mais que peu de gens en prennent conscience et l'acceptent. Peut-être que tout le monde a la possibilité de s'éveiller, mais qu'il faut avoir certaines prédispositions pour ça, puis traverser les bonnes circonstances de vie pour que la Thérianthropie apparaisse.

    Un petit nombre des membres de la communauté considèrent que la Thérianthropie est similaire ou relié au spectre de l'autisme. Durant nos recherches, Thérian Nation a découvert la neurodiversité. Ce mouvement englobe l'autisme, la bipolarité et d'autres neurotypes et considèrent que ce sont des variations naturelles des humains plutôt qu'une pathologie ou un désordre, et il soutient l'idée que la différence neurologique n'a PAS besoin d'être (ou ne peut pas être) soignée, et iels pensent que ce sont des formes authentiques de la diversité humaine, de l'expression de soi, et de l'être. Tout comme l'autisme peut être vu comme une variation du fonctionnement plutôt qu'un désordre mental à soigner, de même la Thérianthropie peut être vue comme une simple variation de la manière dont notre cerveau fonctionne.

    Souvenez-vous, il n'y a pas d'explication à la Thérianthropie qui soit universellement acceptée ou scientifiquement prouvée. La Thérianthropie est un point de vue subjectif basé uniquement sur des expériences personnelles.

    Thérian Nation aimerait remercier tous les membres de la communauté qui ont fait des suggestions et qui nous ont aidés à rassembler des informations. Les liens vers les sources publiques utilisées pour la vidéo sont postés ci-dessous.

    Sources

    Neurology - http://www.merriam-webster.com/dictionary/neurology

    Neuropsychology - http://www.merriam-webster.com/dictionary/neuropsychology  

    American Psychology Association - http://www.apa.org/ed/graduate/specialize/neuro.aspx

    Neurodiversity - https://en.wikipedia.org/wiki/Neurodiversity

    Savannah Logsdon-Breakstone. “Autistc, Allistic, Neurodiver, and Neurotypica: Say What?” https://crackedmirrorinshalott.wordpress.com/2013/04/12/autistic-allistic-neurodiverse-and-neurotypical-say-what/  

    American Psychological Association, “The Road to Resilience” - http://www.apa.org/helpcenter/road-resilience.aspx  

    “Hmmmmmm” AHWW Discussion, June, 18, 1996 - https://groups.google.com/d/msg/alt.horror.werewolves/IHpMmBR8e_s/80qDCYa3XSIJ  

    See also: https://groups.google.com/d/msg/alt.horror.werewolves/EqPwqcHv0Ew/OkDzd_ykYXEJ  

    “Mind of the Were”, Therian Timeline - http://theriantimeline.com/therianthropy/the_mind_of_the_were Meirya, 

    “Otherkin and Therian Theories of Cause or Origin,” 2006. http://project-shift.net/otherkin-therian-theories-of-cause-or-origin/ Liesk, 2007. 

    “A Comprehensive Introduction to a Psychological View of Therianthropy” http://project-shift.net/a-comprehensive-introduction-to-a-psychological-view-of-therianthropy/  

    See also, Liesk’s archived website. http://web.archive.org/web/20070328202750/http://liesk.feralscribes.org/

    Dr.Sharon Galor. “Defence Mechanisms vs. Coping” https://drsharongalor.wordpress.com/2012/02/26/defense-mechanisms-vs-coping/  

    Dr. Jaan Suurkül. “Survival Oriented Behavior” https://drgrandville2.wordpress.com/survival-oriented-behavior/a

     

    Timothy Grivell, Helen Clegg & Elizabeth C. Roxburgh (2014) An Interpretative Phenomenological Analysis of Identity in the Therian Community, Identity: An International Journal of Theory and Research http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15283488.2014.891999

    Identity Development - Aspects of Identity - Adolescents, Adolescence, Self, and Exploration - JRank Articles http://social.jrank.org/pages/322/Identity-Development.html#ixzz4FqP3tt9U

    Seth J. Schwartz, et al. “Identity Development, Personality, and Well-Being in Adolescence and Emerging Adulthood”, http://lp.wileypub.com/HandbookPsychology/SampleChapters/Volume6.pdf

     

    Source : http://theriannation.tumblr.com/post/152908005217/06-psychological-therianthropy-video-transcript


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  • La naissance du fictionkin est la mort de l'auteur

    ...Ou pas ? Les fictionkin sont dans une situation unique dans ce cas. Bon sang, certaines personnes prétendent que notre seule existence est une violation de copyright. Peut-être que ce n'est pas aussi extrême, mais la dignité de l'artiste et la dignité duella fictionkin sont souvent opposées. Est-ce que nos besoins sont inhérement en conflit ? Que pouvons-nous faire si c'est le cas ? Prenons le temps d'examiner cela.

    De toute évidence, les artistes ont des droits. C'est une chose avec laquelle nous sommes familiarisé-e-s parce que ces droits sont protégés légalement. Mais au-delà de ça, c'est très subjectif ! Tellement subjectif, en fait, que des savant-e-s débattent le sujet depuis des années. La majeure partie du débat tourne autour d'un concept qu'on appelle la mort de l'auteur :

    Roland Barthes, le critique littéraire français, expose principalement dans La mort de l'auteur que lea créateurice et sa création ne sont pas liées. Par cela il veut dire que le « vrai » sens d'une œuvre d'art demeure dans l'interprétation qu'en fait lea spectateurice et que l'identité de l'auteurice ne peut pas ou ne devrait pas être prise en compte. Cela doit être ainsi parce que l'art va souvent survivre san créateurice pour des années et des années. Dans cet espace de temps, les symboles, gestes et couleurs dépeintes peuvent se mettre à signifier des choses complètement différentes, et lea créateurice ne pourra plus être là pour « corriger » ça. Si nous rejetons cette prémisse, l'implication est que la signification d'une œuvre d'art ne peut exister qu'aussi longtemps que son auteurice est là pour l'expliquer, et ce n'est tout simplement pas vrai.

    En quoi cela nous concerne ? Et bien, c'est un argument en faveur de quelque chose que beaucoup d'artistes sur tumblr n'aiment pas – tagger une œuvre d'art avec « kin ». à la lumière de la mort de l'auteurice, chaque personne qui regarde une œuvre d'art et dit « c'est moi » a tout autant raison que l'artiste qui dit « non ce n'est pas le cas ».

    Ce n'est pas forcément ce qu'une personne fait quand elle tag ton art avec le mot « kin ». Pas plus qu'elle ne prétend que l'art en lui-même lui appartient, ou que tu l'as fait spécifiquement pour elle. Pour beaucoup de gens, « kin » est juste un tag fourre-tout sympathique pour trier les choses qui leur rappelle leur fictotype, pour leur usage personnel sur leur blog personnel. C'est très similaire au tag « moi » que beaucoup de personnes non-otherkin utilisent, mais avec le bonus additionnel que tout le monde pense qu'on se rend coupable de violation de copyright quand on fait ça. Que tu le comprennes ou pas, lorsque tu dis aux gens de ne pas tagger ton art avec « kin », tu ne défends pas tes droits objectifs sur ton travail, tu défends tes prérogatives subjectives pour que les gens interprètent ton art uniquement des façons que tu juges acceptables.

    Ceci étant dit, je comprends ta défensive. Lorsque des artistes sont protecteurices envers leur travail, cela prend presque toujours racine dans de précédentes mauvaises expériences. Il y a des otherkin qui ont utilisé leur position pour faire valoir des droits sur un travail alors qu'iels n'en ont pas. Cela ne va pas toujours mener à ça, mais il suffit d'un trou du cul pour laisser une mauvaise impression.

    Donc même si les artistes peuvent ne pas avoir le droit de décider comment les gens vont interagir avec leur travail, cela ne semble pas non plus juste de leur dire de faire avec. C'est spécifiquement vrai dans le cas d'artistes qui sont également fictionkin. Quelqu'un peut vouloir éviter de rencontrer ses doubles, mais comment le faire sans manquer de respect envers les autres fictionkin ? Certain-e-s peuvent simplement vouloir protéger leur propriété d'abus ultérieurs, mais comment faire cela sans mettre toute leur audience dans le même panier de méfiance ?

    C'est un vrai gros problème qui pue, en particulier parce qu'éviter les choses n'est pas une option. Quelque chose que je suggérerais aux artistes non-otherkin est de chercher plus en détail ce qu'être fictionkin veut vraiment dire. Alors que la racine de leur détresse est compréhensible, je pense vraiment que la majeure partie provient du fait d'être mal informé-e. Les fictionkin peuvent être une partie loyale de ton audience et je pense qu'essayer de les comprendre peut t'être utile en tant qu'artiste de plus d'une façon.

    Quant à ce que les fictionkins peuvent faire, il y a toujours les tags personnels – mais comme tu n'es pas obligé-e de faire ça, il y a des gens qui ne le feront pas, et je pense qu'aussi longtemps qu'une seule personne taggera des choses avec « kin » il y a potentiellement des gens qui vont être irrités.

    Est-ce que cela veut dire qu'on ne trouvera jamais de solution à l'amiable ? Je ne pense pas.

    Lorsque j'ai commencé à écrire ce texte, je pensais pouvoir trouver des arguments solides pour un camp ou l'autre ; mais entre mes recherches et les témoignages des expériences d'autres personnes je commence à être à la fois du côté des artistes et des fictionkin dans ce scénario. Cela complique les choses, mais je préfère avoir des sentiments compliqué à propos d'une situation exacte, plutôt que des sentiments simples pour une situation inexacte.

    Je pense que nous avons besoin juste d'un petit peu plus de temps, un petit peu plus de confiance, et un petit peu plus de compassion des deux côtés. Les gens ont autant de prérogatives de tagger des choses comme « kin » que d'autres en ont de demander que ça ne soit pas fait, ce qui veut dire que toute solution à trouver devra probablement être un compromis pour les deux parties. Mais la vie est ainsi faite ! Et c'est dans l'intérêt de la dignité (alter)humaine de au moins essayer.

     

    Source : http://alterhuman.net/post/155458827825/the-birth-of-the-kin-is-the-death-of-the-author


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  • Le leader charismatique

    C'est assez dérangeant pour moi de voir la manière fréquente à laquelle une certaine sorte de personne charismatique apparaît dans certains cercles alterhumains ou associés (multiples, tulpamanciens, etc). Iels apparaissent en ligne et sont très actifves, créant beaucoup de choses ou de discussions que d'autres trouvent intéressantes.

    Ensuite iels commencent à construire une sorte de mythologie religieuse. Peut-être que iels sont un-e magicien-ne du chaos ; peut-être qu'iels créent toute une religion dans le fandom de leur choix. Dans tous les cas, cette mythologie commence à déborder dans la réalité. Ce n'est pas juste un livre ou une histoire ; il y a quelque chose de plus profond qui se passe, quelque chose avec une signification cosmique.

    Iels commencent à chercher des fidèles qui ont toujours voulu recevoir leur lettre de Poudlard, rencontrer un homme dans une cabine de téléphone bleue, une armoire magique. Cette personne charismatique DEVIENT alors leur échappatoire du monde physique, aiguillonnant ces désirs vers des hauteurs frénétiques, créant instantanément un lien puissant. Elleux sont les seul-e-s à connaître les Vrais Secrets cachés derrières les médias consommés. Cela donne une nouvelle dimension à la réalité, cela rend le monde magique et lui donne du sens... aussi longtemps qu les fidèles restent auprès de la personne charismatique. Si iels s'éloignent, l'étincelle disparaît.

    En l'absence de réelle affection ou attachement, l'affection et l'attachement envers le fandom – ou la mythologie – suffira. Lea leader charismatique a maintenant des gens sous son contrôle.

    C'est alors que les mondes sur internet et hors internet se mélangent. La personne charismatique commence à rencontrer ses fidèles en personne. Iels peuvent s'installer ensemble. Habituellement il va y avoir une ou deux personnes qui vont créer un lien particulièrement fort, souvent sexuel ou romantique, qui deviennent l'autre moitié de cette « folie à deux » et parfois ne vont jamais en réchapper. D'autres personnes vont être épuisées par ces sauvetages de l'humanité, et guerres dans l'astral ou autre plan qui se déroulent constamment, et seront rejetées lorsqu'elles perdront la foi.

    Aussi inquiétant que cela puisse paraître, c'est quelque chose de plutôt courant. Je [la personne ayant écrit l'article d'origine] vis avec deux colocataires, et nous avons toustes vécu indépendamment des personnes complètement différentes qui faisaient ça, avec différents niveaux de succès. J'ai eu le plus de chance ; le type que j'ai rencontré (Néo de la Matrice) ne m'intéressait pas et nous n'avons jamais vraiment discuté, et je n'ai jamais succombé à son influence. D'autres ont eu moins de chance. Je ne connais pas la majeure partie des personnes qui vont lire ce texte, et je parierais des dollars contre des donuts qu'une grande portion d'entre vous dans les communautés alterhumaines et associées ont rencontré quelqu'un comme ça. Levez la main !

    Source : http://lb-lee.tumblr.com/post/97185253864/the-charismatic-leader


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