• La nature de l'identité otherkin

    Ce n'est pas une religion. Ce n'est pas toujours une croyance spirituelle ou même une partie d'une croyance spirituelle. La majeure partie des communautés ne considèrent pas non plus que c'est purement quelque chose de psychologique. Alors comment pourrait-il la décrire ?

    Et bien, l'otherkinité est un phénomène qui concerne l'interprétation qu'une personne fait de sa propre humanité. On ne peut pas s'y convertir ni la répudier, comme on peut le faire d'une religion. Si on est otherkin, on est otherkin ; si on n'est pas otherkin, on n'est pas otherkin ; c'est ainsi que la communauté le définit. Je considère que c'est d'abord et avant tout un phénomène ontologique [NdT : qui relève des propriétés internes et générales d'un être ; c'est simultanément général, abstrait, essentiel et singulier, concret, existentiel ; bref, c'est ce qui fait qu'une personne est elle-même et pas quelqu'un d'autre] et j'aime tirer des comparaisons entre l'otherkinité et le déterminisme [NdT : doctrine d'après laquelle les actions des humains sont, comme les phénomènes de la nature, soumises à un ensemble de causes extérieures], aussi différents puissent-ils sembler.

    « Otherkin » et « déterminisme » sont deux identités que l'on choisit en se basant sur des observations. Une personne otherkin peut observer des membres fantômes surnuméraires fréquents ainsi que des pulsions de se comporter de manière qui sont généralement considérées comme non-humaines. Une personne déterministe peut observer que tout ce qui se passe semble être causé par quelque chose d'autre. Toutes les deux personnes ont une forme de croyance, mais ces croyances sont basées sur une forme de preuve. Plus que des croyances, ce sont des aspects fondamentaux de la manière dont on perçoit le monde et soi-même. Les otherkin et les déterministes vont tous à la fin se retrouver à chercher un nom pour désigner ce qui correspond le plus à ce qu'ils ont observé, et l'ajouter à leur liste, toujours en évolution, d'identités.

    Mais comment passe-t-on d'une nature empirique à une nature ontologique ? Je dirais, quand on commence à spéculer sur les causes de l'otherkinité. Certains vont affirmer que nous sommes vraiment non-humains, d'autres vont plutôt argumenter que nous avons seulement des comportements qui sont en-dehors des expériences humaines habituelles. Certains vont dire que c'est spirituel, d'autres que c'est psychologique, et d'autres encore que c'est un mix des deux. Certains disent que l'otherkinité est forcément là pour une raison tandis que d'autres vont dire que c'est le hasard.

    C'est un sujet assez embêtant à discuter si on recherche une conclusion définitive, comme (je le suppose) ces choses-là n'existent pas vraiment. C'est juste un tas d'opinions personnelles qui se basent sur des expériences vaguement similaires de « non-humanité ». Donc en conclusion, la meilleure façon de décrire le concept d'otherkin, que nous ayons trouvée jusqu'à présent, c'est que c'est un phénomène ontologique.

    Source : http://aestherians.tumblr.com/post/158781340424/the-nature-of-otherkinity


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  • L'aliénation parmi les otherkin

    Melanie Getzler, Otherking among otherkin : the discursive negociation of the face-threat of exclusionnary othering in a demarginalizing Internet community. Présentation de Master des Arts, présentée en avril 2013, Université de l'Indiana.

    Des personnes marginalisées par la société, comme par exemple les otherkin, peuvent trouver une oreille attentive sur Internet, en se regroupant avec leurs pairs. Néanmoins, l'aliénation est possible dans ces communautés. Souvent, elle est motivée par une recherche de sécurité. En effet, les otherkin sont souvent discriminés par la plupart de leurs relations sociales hors-Internet. Pour éviter de se faire discriminer également sur Internet, certains développent une stratégie de mise à l'écart, afin de rester entre otherkin autant que possible, pour leur propre sécurité et se protéger du harcèlement.

    De plus, rester entre otherkin, permet d'avoir principalement du soutien de la part des autres membres du réseau de communication, ce qui permet de maintenir ou reconstruire une estime de soi qui, autrement, risquerait d'être brisée par un surplus d'interactions négatives.

    La discrimination sociale des otherkin en-dehors d'Internet n'est pas facile à estimer. En effet, l'identité otherkin est quelque chose de facile à dissimuler, permettant à la personne de se mettre socialement à l'abri des discriminations directes. Mais le poids émotionnel de devoir s'auto-surveiller en permanence et de devoir se cacher, reste bien présent, et lourd à porter. La rareté des otherkin dans la population amplifie les sensations de dégoût de soi-même. Pour les otherkin, faire bonne figure est donc très important.

    On pourrait croire que, étant rejetés un peu partout, les otherkin allaient essayer de rejeter le moins possible de personnes de leur communauté. Or, séparer le non-soi du soi est un élément important de la formation identitaire chez les humains. Les otherkin étant biologiquement humains, n'échappent pas au fonctionnement neurologique du cerveau humain. Plus les otherkin vont être rejetés socialement, plus ils vont insister sur ce qui les différencie des autres humains afin de renforcer leur sentiment d'appartenance sociale au groupe des otherkin et ainsi renforcer leur identité.

    La nécessité du sentiment d'appartenance à un groupe et de l'aliénation des non-membres est telle, qu'en séparant des gens aléatoirement en deux groupes, des expérimentateurs ont créé un système où les membres d'un groupe favorisaient systématiquement les autres membres du même groupe, et ce, même si ces personnes ne s'étaient jamais rencontrées en face-à-face et restaient anonymes les unes pour les autres. Le simple fait de savoir que telle peinture a été faite par un membre du même groupe d'expérimentation, menait les « cobayes » à lui donner des critiques plus positives.

    Le même phénomène s'applique à tous les groupes sociaux humains, les otherkin n'y faisant pas exception, bien au contraire.

    De plus, la nécessité sociale humaine de se rapprocher d'autres personnes avec qui on partage des traits communs, et la difficulté de rencontrer d'autres otherkin, renforce le phénomène d'adhésion au groupe et de rejet du non-groupe. Mais également, renforce l'idée d'une nécessité de silence, car le groupe est plus soudé si l'identité partagée est secrète et ne peut être discutée qu'avec les membres du groupe.

    Ce genre de groupe offre l'avantage de présenter beaucoup de soutien moral et psychologique aux individus qui en font partie, ainsi que des ressources mieux recherchées et des retours d'expérience, ce qui peut éviter à certaines personnes des effets négatifs sur leur santé (en rassemblant par exemple des personnes ayant les même handicap et donc, des besoins médicaux particuliers difficiles à explorer par soi-même).

    L'aliénation par rapport à un groupe ne signifie pas nécessairement que les non-membres sont considérés comme inférieurs. C'est simplement un moyen de catégoriser les gens en fonction de points communs. Mais elle peut aussi être dénigrante, comme en rejetant un membre du groupe comme « faux » afin d'assurer que le reste du groupe est « vrai ».

    Il est également noté que les communautés les plus marginalisées ont tendance à affirmer que les insultes ne doivent pas être protégées par la « liberté d'expression » tandis que les groupes les moins marginalisés soutiennent que les insultes sont une « liberté d'expression ».

    Concernant la liberté d'expression, la déclaration des Droits Humains parle d'elle-même : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses » donc, à partir du moment où on insulte ou harcèle une personne à cause de ses opinions, ce n'est plus de la liberté d'expression, mais une entrave à la liberté d'expression. L'insulte est l'exacte contraire de la liberté d'expression.

    Ce qui fait que beaucoup d'otherkin forment une minorité silencieuse, c'est parce que la majorité bruyante les insultes sous couvert de « liberté d'expression ».

    Dans les communautés otherkin étudiées, l'aliénation est faite principalement (à environ la moitié) en évaluant les membres par rapport aux définitions des termes. Si la personne évaluée correspond à la définition, elle est otherkin. Si elle ne correspond pas à la définition, elle ne l'est pas. Les techniques d’aliénation observées durant l'étude n'impliquaient jamais de considérer l' « autre » comme inférieur. Par contre, l'impolitesse est de mise dans la plupart des comportements d'aliénation.

    Une meilleure compréhension des mécanismes d'aliénation pourra, dans le futur, permettre une meilleure inclusivité des différentes communautés.


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  • Thérianthropie et petplay

    Attention, ce qui suit va contenir des références à des activités BDSM.

    Le petplay est une sous-catégorie de la plus large communauté BDSM/kink, qui implique une relation consensuelle basée sur un jeu de rôle animal. Dans le petplay, il y a typiquement une personne qui se comporte comme un « pet » (un animal) en jouant le rôle de l'animal de son choix et en se comportant d'une façon habituelle pour cet animal (jouer à la balle, se promener, courir, manger dans une gamelle, apprendre des tours, etc.) Il y a aussi souvent un Dominant (ou au moins le désir d'avoir un Dominant) qui se comporte comme le « maître », le « dresseur », etc. et qui facilite le jeu de rôle animal en organisant des activités pour le « pet ». La distinction entre le jeu de rôle animal et le petplay est la présence d'une dynamique Dominant / soumis dans le petplay. LE PETPLAY N'EST PAS SEXUEL PAR DEFINITION. Néanmoins, comme pour presque tout, il existe des gens pour qui cela prend un aspect sexuel. LE PETPLAY N'EST PAS DE LA ZOOPHILIE, et aucun vrai animal ne prend part à une scène de petplay (une scène est un scénario dans lequel interviennent des activités de nature BDSM, et qui peut être aussi simple qu'une rapide punition ou aussi complexe qu'une journée entière planifiée pour l'occasion). Certes, comme pour tout ce qui touche aux kinks il y a un important tabou autour de l'activité du petplay, mais aussi longtemps que la relation se base sur le consentement éclairé de toutes les parties en présence, il n'y a rien à craindre !

    Alors, en quoi est-ce que ça a un lien avec la thérianthropie ? Et bien pour commencer il y a un recoupement des deux communautés. Certains thérians font aussi du petplay, et ces deux aspects de leur vie peuvent être complètement séparés, complètement entremêlés, ou toute combinaison entre les deux. Ce qui est important c'est la distinction entre les deux communautés, LE PETPLAY N'EST PAS DE LA THERIANTHROPIE. LA THERIANTHROPIE CE N'EST PAS DU PETPLAY. Il y a une grande différence entre les deux communautés. Le petplay implique la présence d'une relation Dominant / soumis et le « pet » choisit quel genre d'animal jouer, alors que la thérianthropie est une identité personnelle qui n'est pas choisie, et il n'y a aucune particularité dans la relation entre le thérian et d'autres personnes. Néanmoins, ces deux aspects peuvent exister conjointement pour certains individus spécifiques, comme dans le fandom furry.

    Pour beaucoup d'entre vous, je suis certain que le petplay n'est pas votre tasse de thé, et c'est pas grave. Garder la thérianthropie et le petplay séparés est important car les deux communautés sont très différentes, et la désinformation peut amener de nombreux problèmes dans les deux communautés. Néanmoins, il est important de les respecter toutes les deux, peu importe vos préférences, parce que vous voudriez recevoir le même respect de la part de quelqu'un d'autre.

    Source : https://naali-thearcticfox.tumblr.com/post/159102502453/therians-and-petplay


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  • Furries de A à Z : la connexion entre les furry et les otherkin

    Commentaire de l'article Gerbasi, Kathleen C. et al, “Furries A to Z: (Anthropomorphism to Zoomorphism).” Society and Animals, Vol.16 (2008): pp 197-222. Archive à l'adresse https://web.archive.org/web/20141228061704/http://www.animalsandsociety.org/assets/library/770_s1.pdf (consultée le 30 mai 2018)

    Souvent les études sociologiques ont tendance à se pencher sur anthropomorphisme (fait d'appliquer des explications humaines à une autre espèce) qu'on peut faire mais il est plus rare de se pencher sur le zoomorphisme (fait d'appliquer des explications non-humaines à des humains). C'est pour cela que cette étude se penche sur la communauté furry, qui transforme des personnages humains en leur appliquant des traits animaux – oreilles, queue, museau, moustaches, fourrure, pattes...

    Beaucoup de furry vont jusqu'à s'identifier à, ou en tant que, un personnage mi-humain mi-animal. Cela s'exprime par l'art : dessin, peinture, bande dessinée, mais aussi costume, spectacle, vidéo.

    L'étude présente cherchait d'abord à vérifier l'exactitude des stéréotypes à propos des personnes furry.

    Parmi les résultats de l'étude, il est intéressant de noter qu'une part non-négligeable des furry s'identifient comme pas totalement humains. 46,3% des personnes interrogées ; les furry en moyenne s'identifient comme étant à 44,35% non-humains, ce pourcentage variant de 1% non-humain à 100% non-humain. 40,8% des furry interrogés aimeraient devenir non-humains entièrement si c'était possible, contre 59,2% qui ne le voudraient pas.

    Le fait d'être furry est fortement lié à des expériences et croyances qu'on retrouve dans les communautés otherkin. Notez que pour les pourcentages qui vont suivre, une même personne peut rentrer dans plusieurs pourcentages en même temps car il était possible de donner plusieurs réponses à la question posée. Nous observons que 23,9% des furry interrogés affirment ne pas être à l'aise avec la forme humaine de leur corps, et 29,2% l'expriment comme le sentiment d'être « une âme non-humaine enfermée dans un corps humain », formulation qui se retrouve aussi dans les communautés otherkin. La croyance en la réincarnation depuis une espèce non-humaine couvre 27,8% des personnes interrogées. L'identification entre le furry et son espèce est forte, car 80,9% des interrogés affirment avoir choisir l'espèce de leur fursona parce qu'elle présente des caractéristiques avec eux-mêmes. C'est le même mécanisme là encore que la recherche de kintype par les personnes otherkin (un kintype étant une espèce ou créature mythologique avec laquelle on partage le maximum possible de caractéristiques).

    Une analyse des données montre que 25% des furry se sentent moins que 100% humains et aimeraient si possible être 0% humains. C'est ce qu'expriment souvent les personnes otherkin tout en gardant la lucidité que ce n'est pas possible. Il n'est pourtant pas possible de conclure que 25% des furry sont aussi otherkin, car pour certaines caractéristiques otherkin comme le sentiment d'être « une âme animale dans un corps humain » moins de 40% des furry « moins que 100% humains et qui veulent être 0% humains » ressentent cela. La superposition des deux groupes n'est pas systématique, mais beaucoup plus subtile qu'on pourrait croire de prime abord.

    L'étude n'a montré aucun lien entre le fait d'être furry et le fait d'être « mentalement perturbé » (groupe contrôle : personnes non-furry non-otherkin allant à l'université). La sensibilité artistique est plus développée chez les furry que chez le groupe contrôle, ainsi que la capacité à l'imagination. Les furry, ce n'est pas surprenant, sont plus excentriques que le groupe contrôle, et en ont conscience. Là encore cela montre qu'être furry n'a rien d'une maladie mentale. Les furry ont tendance à être plus timide, et plus anxieux, que le groupe contrôle.

    Les psychologues rédigeant l'article réfléchissent à diagnostiquer un « Désordre d'Identité d'Espèce » mais à titre personnel je trouve que c'est déplacé, de la même façon que classifier toutes les identités sortant de la norme (orientation sexuelle, identité de genre...) comme « désordre » c'est déplacé. Mais l'article est vieux (plus de 10 ans) et les mentalités ont évolué depuis.


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  • Otherkin et appropriation culturelle : les animaux-totems

    Ceci est la mise au propre d'une série de posts sur Tumblr, tous disponibles à l'adresse indiquée en bas.

    Historiquement parlant, les communautés otherkin, thérian, et toutes les branches de l'alter-humanité ont commencé par « je suis un elfe » ou « je descend des elfes » et autres variations, elles-mêmes causées par la publication du Seigneur des Anneaux. Tout a découlé de là. D'autres espèces mythologiques ont suivi, puis des loups-garous on est arrivés aux animaux-garous, puis aux animaux tout court, pour finalement inclure les espèces disparues, et des espèces ou personnages de fiction contemporaine. Toute personne affirmant le contraire, nie l'histoire de ces communautés.

    Ainsi, certains « révisionnistes » anti-otherkin, à court d'arguments psychophobes et transphobes, ou pour se dorer le blason, hurlent à l'appropriation culturelle afin de pouvoir pointer du doigt et insulter les personnes otherkin. Certains vont jusqu'à instrumentaliser les « skinwalker » et les animaux-totems des Natifves Amérindians et d'autres minorités culturelles à-travers le monde. Ces personnes prétendent donc qu'être thérian ou otherkin, c'est la même chose que toutes ces croyances différentes issues de cultures différentes et de lieux différents, voire même de périodes historiques différentes.

    Heureusement, sur Tumblr il y a de tout, y compris des personnes qui ont grandi dans ces cultures où les skinwalkers, animaux-totems et autres concepts culturels et spirituels existent et sont originaires. Et ont eu la patience et la bonté d'éduquer les ignorans au sujet de la différence entre les deux.

    Ces personnes affirment, en toute connaissance de cause car elles vivent à l'intersectionnalité de ces cultures soit-disant « appropriées » et des communautés alter-humaines, que les deux sont totalement différentes.

    Par exemple, un totem a quelque chose à voir avec l'héritage familial et l'adoration d'esprits ancestraux, du moins dans les cultures Natives Amérindiennes. Les skinwalkers quant à eux, ne sont pas du tout des humains, au contraire des otherkin / thérian. Ce sont plutôt des monstres ou des cryptides, qui attaquent les humains. Leur rôle culturel ressemble un peu au croquemitaine européen, mais en bien pire. L'association avec les humains et la sorcellerie vient de mauvaises traductions vers l'anglais. Associer les otherkin / thérian avec les skinwalker, c'est chercher à faire croire que les premiers sont aussi mauvais que les seconds.

    D'autres prétendent que l'appropriation se fait sur les Esprits Animaux des Premières Nations amérindiennes. Là encore, ce n'est pas le cas. Ches les peuples Natifs, le sujet des Esprits Animaux est considéré comme « tabou », et il est interdit d'en parler avec les « étrangers » (la limite entre les « proches » et les « étrangers » variant suivant le groupe culturel pris en compte). Un Esprit Animal est à la fois soi-même et une entité séparée, un peu comme les Daemons dans « La Croisée des Mondes » de Pullman. Ces Esprits représentent souvent un soi épuré et divin, et peuvent remplir le rôle de guide dans le monde spirituel. Ce sont aussi d'importants protecteurs, des messagers, nos représentants dans le monde des esprits, et ils nous donnent certains pouvoirs spirituels.

    Suivant les peuples d'origine, les croyances varient entre « tout le monde a un Esprit Animal » et « seules les personnes des Premières Nations ont un Esprit Animal ». Si une personne censée avoir un Esprit Animal n'en a pas, c'est un gros problème. Tandis que d'autres personnes Natives n'ont pas d'Esprit Animal car cela n'a jamais été important pour elles, ou parce qu'elles ont une religion qui n'inclue pas les Esprits Animaux.

    Mais cela n'a absolument rien à voir avec le fait d'être otherkin ! Une personne Native avec un Esprit Animal en témoigne. Quand on a un Esprit Animal, cela va de pair avec des objets rituels comme un sac-médecine rempli de morceaux de corps de l'Esprit Animal (plumes, poils, os...), des rituels de remerciement et d'adoration envers l'Esprit Animal, des prières, et l'Esprit Animal est forcément une créature réelle vivant dans la même zone géographique que la personne. Cela est totalement différent des otherkin, car n'importe quelle espèce, de n'importe quelle zone géographique, même disparue, même fictive, peut être un kintype. De plus, une personne qui a un Esprit Animal de fait pas l'expérience de shifts, au contraire des otherkin. Ce sont vraiment deux concepts totalement différents.

     

    Sources : http://who-is-page.tumblr.com/post/145283173719/otherkin-originated-as-i-was-an-elf-in-a-past - http://who-is-page.tumblr.com/post/144854302039/jerseyfiredragon20-raggedyranger


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