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Des licornes et des hommes Je suis Amalthæ. Je suis auteurice et essayiste. J'écris sur les troubles dissociatifs, l'autisme, le TDAH, les identités trans, la construction identitaire, l'alter-humanité (otherkins, thérians, fictionkins...)

Solaris (Stanislas Lem)

Lady-Amalthae

Dans le cadre de mon Alter Ego challenge de lecture, voici Solaris de Stanislas Lem. C'est un livre de science-fiction de 1961. C'est l'un des 49 livres que les éditions Albin Michel ont nominé en 1988 dans leur Bibliothèque idéale de la SF.

Le thème principal de l'ouvrage est l'impossibilité de communiquer avec des formes de vies extraterrestres, à cause des trop grandes différences entre les lignées évolutives des organismes.

Beaucoup d'interprétations ont été données à ce roman, qu'elles soient freudiennes, une critique du colonialisme, une interprétation anticommuniste... Personnellement, ça ne m'a pas inspiré des masses.

 

Solaris, c'est l'histoire de Kelvin qui débarque de la Terre sur la station spatiale Solaris, située sur la planète du même nom. Il apprend qu'une chose non humaine, mais d'apparence humaine, s'y trouve.

Solaris a la particularité d'avoir deux soleils et une orbite stable malgré tout. La planète est couverte par un immense océan, qui est en réalité un organisme géant qui stabilise l'orbite de la planète afin de stabiliser ses conditions de vie.

Les chercheurs travaillant sur la station s'interrogent sur l'intelligence de cet océan. Comment la mesure ? C'est un organisme au fonctionnement tellement différent du cerveau humain qu'il est incompréhensible.

Au fur et à mesure du roman, on découvre que les humanoïdes qui hantent la station sont une tentative de l'océan de communiquer avec ces visiteurs. Chaque humain se retrouve hanté par la copie, telle que dans ses souvenirs, de la personne qu'il a le plus envie de voir. Ces personnes sont-elles les mêmes que les originales ou d'autres personnes ? Sont-elles des personnes ou seulement des robots de chair ?

Ces construits, au fil des pages, semblent montrer la preuve d'une conscience, sans être les mêmes personnes que les originaux. La question de leur destruction se pose. Est-ce commettre un meurtre que de les dissiper ?

Et au final, que désire l'océan de Solaris via ces construits ?

Beaucoup de questions dans ce roman, mais aucune réponse.

C'est une histoire en huis clôt sans vraiment de morale malgré les nombreux enjeux. Je suis resté' sur ma faim.

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