Des licornes et des hommesJe suis Amalthæ. Je suis auteurice et essayiste. J'écris sur les troubles dissociatifs, l'autisme, le TDAH, les identités trans, la construction identitaire, l'alter-humanité (otherkins, thérians, fictionkins...)
CW parle de trauma et d'agression. Parmi les stéréotypes de genre misogynees se trouve celui concernant les commérages comme comportement qu'on trouve systématiquement et uniquement chez les femmes. On retrouve la même idée dans le monde du capitalisme lorsque les règles sociales demandent de ne surtout pas parler de son salaire. On demande aux femmes victimes de violences de ne surtout pas en parler, de ne surtout pas dénoncer les agressions et les abus qu'elles vivent au quotidien, car cela nuirait à la réputation et à l'honneur des hommes qui sont leurs agresseurs si jamais ça se savait qu'ils...
La transphobie de la société donne des injonctions contradictoires aux personnes transgenre. Par exemple, elle n'accepte qu'une "sorte" de personne trans : celle qui a fait des chirurgies, des hormones et respecte les stéréotypes de genre au point d'être indifférenciable d'une personne cisgenre. Toutes les autres sont "poussées" vers la "détransition" c'est-à-dire, avoir le corps correspondant à leur genre assigné à la naissance. Un corps trans qui a l'air trans n'est pas "acceptable" pour la société (exemple : homme trans avec des seins, #NoMammec par exemple). Une personne trans qui ne veut PAS...
Je vais vous la faire courte : le génie autistique n'existe pas. Ou plutôt, c'est un stéréotype qui fait beaucoup de mal aux personnes autistes. Il y a deux grands stéréotypes en matière d'autisme : le débile qui bave en se tapant la tête sur les murs (l'enfant avec handicap cognitif et troubles dys dont l'aphasie, en plein meltdown) et le génie des mathématiques. Tous les deux sont des garçons. Et c'est à peu près tout. Dans la réalité, l'autisme existe conjointement à tous les quotients intellectuels possibles et imaginables, avec la même courbe de Gauss que pour les personnes neuroTypique et...
Il y a une idée reçue qui dit que, si on se pose des questions sur son identité de genre ou son orientation sexuelle ou encore son orientation romantique c'est que forcément, c'est "faux" ou qu'on "cherche à attirer l'attention". C'est le genre de manière de penser qui me confuse énormément. Dans une société pleine de cisnormativité, de hétéro normativité et d'amato normativité c'est normal de se questionner quand on remarque qu'on est en-dehors de ces normes ! Et au vu du peu d'information fiable qui circule sur le sujet, ce questionnement peut durer des années ou parfois, toute une vie. Il y...
La pensée en arborescence est quelque chose qu'on retrouve dans plusieurs neuroAtypies comme par exemple : l'autisme, la surdouance, le TDA/H pour ne citer que celles-là. Plutôt que "penser en arborescence" il est plus exact de dire que la personne pense de la même manière qu'un dauphin qui nage. Vu de l'extérieur, ça semble totalement illogique, la personne a l'air de sauter du coq à l'âne, d'un sujet à l'autre, sans aucune connexion entre les différents sujets. Mais vu de l'intérieur, tout est clair, logique, les choses s'enchaînent de manière souple, chaque sujet en entraîne un autre jusqu'à...
Rapid-Onset Gender Dysphoria, quel est ce Pokémon ?
Le concept de Rapid-Onset Gender Dysphoria ou ROGD décrit la confusion de parents lorsque leur enfant affirme une identité transgenre en même temps que son groupe social. C'est un concept problématique pour plusieurs raisons, dont : • oublie que la dysphorie de genre devient plus intense durant la puberté (qu'on soit cis ou trans)• oublie qu'il faut savoir qu'il est possible d'être trans pour pouvoir utiliser ce mot pour décrire ses ressentis• pointe du doigt les personnes afab (qui ont été assignées femme à la naissance) avec un méchant relent de psychophobie en affirmant que c'est "juste" la...
Un des aspects de handicap les pires quand on est autiste ou TDA/H c'est ce que certaines personnes surnomment le "brain fog". J'ai trouvé certains articles médicaux qui appellent ça "Sluggish Cognitive Tempo". Ou en d'autres termes : le cerveau qui pédale dans la semoule. C'est aussi une comorbidité d'autres maladies comme la dépression ou les troubles dissociatifs. Alors, c'est quoi ? Le QI de la personne n'a aucun soucis mais la vitesse de traitement de certaines informations est lente au point de participer au fait que la personne soit en situation de handicap. C'est très présent surtout durant...
La rémanence sensorielle fait partie des trucs chelous qui arrivent quand on a une neuroAtypie autistique. Le principe est le même que la persistance rétinienne : les cellules restent excitées et continuent d'envoyer un signal nerveux même après que le signal sensoriel en entrée se soit arrêté. Sauf que si la persistance rétinienne, c'est les cellules de la rétine qui continuent de faire leurs signaux, la rémanence sensorielle dans l'autisme ce sont les neurones dans le cerveau qui continuent de faire tourner l'information en boucle. Des fois ça peut être kiffant ! Aller dans un salon de soins...