Des licornes et des hommesJe suis Amalthæ. Je suis auteurice et essayiste. J'écris sur les troubles dissociatifs, l'autisme, le TDAH, les identités trans, la construction identitaire, l'alter-humanité (otherkins, thérians, fictionkins...)
Dans le cadre de mon challenge de lecture Alter Ego, j'ai lu le livre « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques » de Philip K. Dick. Ce livre de science-fiction post-apocalyptique a été l'inspiration du film « Blade Runner ». Le propos central de l'histoire est l'empathie. L'auteur l'a largement explicité dans des interviews. Il souhaitait opposer la chaleur humaine, la vulnérabilité, la tendresse, à la froideur « androïde » dans laquelle il avait été élevé. Il voulait mettre en garde contre la « mécanisation » de la société dans laquelle il évoluait. Le roman explore de façon intéressante...
La nouvelle « La Métamorphose » de Kafka est une histoire en trois parties, parfois publié dans un livre seul parfois dans un recueil de nouvelles. Elle fait partie de mon défi de lecture Alter Ego challenge. En général elle est comprise comme une aliénation causée par le capitalisme. Un épisode de « Tale Foundry » l'interprète sous l'angle du handicap acquis (ou dont les symptômes deviennent invalidants tard dans la vie) et de la manière dont la famille peut se mettre à réagir hostilement aux aspects « body horror » du handicap. De mon côté, j'ai évidemment lu l'histoire sous l'angle de la dissociation...
Je viens de finir ma lecture du livre de @aster_auriga, Ses Ailes Silencieuses. C'est une vraie claque ! Ce court livre est l'autobiographie d'une personne autiste avec des troubles dissociatifs causés par des traumas infantiles. Ceux-ci ne sont pas détaillés mais ils sont tout de même mentionnés par moment. Il aborde des thèmes comme la dissociation, la multiplicité des identités (ou alters ou parts dissociées) ainsi que la religion et la spiritualité, notamment le bouddhisme, le daemonisme et la tulpamancie, et aussi la thérapie et les soins des traumatismes. Tout ça en même temps. Vous pensiez...
Les mitochondries Les mitochondries sont un organe cellulaire particulier. En effet, elles ont leur propre ADN, indépendant du noyau. Il y a des millions d'années, la mitochondrie était un micro-organisme « procaryote » (son ADN nage dans la cellule au lieu d'être rangé dans un noyau) normal qui vivait tout seul. Un jour elle s'est faite boulotter par un prédateur. Mais au lieu d'être digérée, elle est devenue un endo-symbiote (symbiote à l'intérieur des cellules de l'hôte). Depuis, la plupart des organismes dit « eucaryotes » (les cellules ont l'ADN rangé dans une poche appelée le noyau) ont une...
Définition : neuroatypie Un trouble neurodéveloppemental, c'est-à-dire, présent dès la naissance et apparaissant au cours du développement. L'individu se développe d'une manière atypique sans que cela puisse être attribué à son environnement, à des considération socio-économiques ou culturelles, etc. L'intensité et la visibilité des symptômes peuvent varier en fonction de l'environnement, la capacité à masquer et compenser les symptômes aussi. Mais le développement en tant que tel est d'origine strictement génétique. La CIM-11 considère la liste suivante comme des troubles neurodéveloppementaux...
Accommoder les troubles DYS permet de mieux les vivres au quotidien. Voici comment je gère les miens. L'insécurité gravitationnelle L' > insécurité gravitationnelle < est un trouble Dys lié à l'oreille interne. Les signaux liés à l'équilibre sont mal gérés par le #cerveau et entraînent des réactions émotionnelles intenses et négatives lorsque la tête bouge, en particulier vers l'avant ou l'arrière. Chez moi cela s'exprime par une peur proche de la phobie de prendre les escaliers sans tenir la rampe, peur des ascenseurs, mal des transports (le bus étant le pire de tout car ça bouge beaucoup), une...
Hier c'était la journée de l'hypersensibilité et c'est autiphobe. Je vous explique pourquoi. L'hypersensibilité que ça soit au niveau des sens ou des émotions c'est le truc de base de l'autisme. C'est LE trait autistique par excellence. On le retrouve aussi dans le TDAH. C'est LA base sur laquelle tout le reste se construit. Le problème c'est que les stéréotypes sur les autistes disent que les "vrais autistes" sont en plus dysphasiques (ne parlent pas), dyspraxiques (ne font pas leurs lacets), avec des handicaps cognitifs et des troubles de l'anxiété et du trauma (TOCs, meltdowns, shutdowns, phobie...
Content Warning : mention de violences en tous genres y compris de violences sexuelles. Être autiste c'est avoir la "malédiction de Cassandre" version autistique : personne ne me croit quand je parle de mes expériences. Cela va jusqu'à nier des PREUVES MATERIELLES que j'apporte. Mes parents, mes professeurs, camarades d'école, médecins, assistantes sociales... réagissent TOUS hostilement à ma personne. Je vis un gaslighting constant de la part de la société neurotypique. Quelques articles scientifiques mettant le phénomène en lumière (copiez le numéro DOI dans votre moteur de recherche pour y accéder)....
Ce week-end j'ai fait une super découverte sur Disney+ : le film "Le Monde de Dory". Je ne vais pas raconter le scénario car ce n'est pas ça qui est important. Ce qui est important pour moi dans cette histoire c'est la représentation du handicap. En effet, Dory et d'autres personnages sont en situation de handicap. Et ce n'est pas le handicap qui est vu comme un ressort comique. Au contraire, il est vu comme un ressort tragique. Mais PAS dans le sens "c'est tragique d'être handicapé" plutôt dans le sens "c'est tragique que les autres personnages n'apportent pas l'aide nécessaire". Avec bien entendu...
On appelle troubles de l'oralité alimentaire ou dysoralité alimentaire quelque chose qu'on retrouve souvent dans l'autisme. C'est ce qui fait qu'une personne va avoir du mal à manger certains aliments. Ou à manger tout court. Ce n'est PAS un caprice. Il y a des raisons diverses et variées. Cela peut être lié à l'aspect de l'aliment : couleur, texture, forme, façon dont c'est rangé dans l'assiette, taille des morceaux, type de cuisson. Cela peut être lié au goût de l'aliment : les aliments les moins industriels ont un goût très variable par rapport à des aliments industriels (gâteaux). Il n'est...