Momma and the Meaning of Life (Irvin Yalom)
Un post assez salé pour la purge qu'a été ma lecture du livre de Irvin Yalom, Momma and the meaning of life (La malédiction du chat hongrois). C'est le malaise à tous les niveaux, avec plein de soucis d'éthique, de morale et de déontologie.
Yalom passe la moitié du livre à raconter sa vie, sa relation d'amour-haine avec sa mère, mais aussi, ses fantasmes sexuels au sujet des patientes qui viennent le voir pour une psychothérapie ainsi que ses fantasmes incestuels au sujet de ses tantes. Parce que tant qu'à faire autant pousser le récit malaisant jusqu'à son paroxysme. On rajoute à ça des commentaires extrêmement jugeants de partout, des justifications des comportements qu'il sait être contraires à l'éthique du psychothérapeute ou du psychiatre, le tout au service de son complexe du sauveur, bref, ce n'est pas mieux que Le bourreau de l'amour (Love's Executioner).
En fait c'est même pire.
L'histoire qui donne son titre au livre français, la dernière de la collection, m'a fait me demander comment après ça il pouvait encore exercer son métier sans se faire retirer sa licence de psy.
Le récit est en plusieurs parties. Dans la première, son patient raconte son aventure sexuelle d'un soir avec une femme ce qui excite Yalom - pardon, Ernest Lash, son avatar pour ses histoires les plus malsaines. Le psy insiste pour que l'homme reste en thérapie juste assez longtemps pour pouvoir récupérer les infos lui permettant de retrouver la meuf. Puis il va utiliser ces infos pour la stalker afin de coucher avec. Il découvre qu'elle est hantée par un trauma transgénérationnel sous la forme d'un chat hongrois, il va donc faire la psychanalyse dudit chat avec au passage un genre de justification du viol qui m'a fait sortir les yeux des orbites.
Le livre m'a laissé un arrière-goût de "Je suis le grand Irvin Yalom, j'ai toujours raison même quand j'ai tort, et je pense avec mon aubergine".