Des licornes et des hommesJe suis Amalthæ. Je suis auteurice et essayiste. J'écris sur les troubles dissociatifs, l'autisme, le TDAH, les identités trans, la construction identitaire, l'alter-humanité (otherkins, thérians, fictionkins...)
Vous avez remarqué en ce moment j'aime bien parler de dissociation et troubles dissociatifs en général, de trouble dissociatif de l'identité ou TDI en particulier, ainsi que de ses variantes avec moins d'amnésie dissociative que sont l'ATDS et l'ATDNS. Ou dans une moindre mesure, le trouble de la personnalité borderline ou simplement borderline ou TPB. Il y a plein de raisons derrière. Certaines sont personnelles (* tousse * intérêt spécifique autistique * tousse *) et d'autres, professionnelles. En effet j'ai écrit un livre sur les personnes otherkin, thérian, fictionkin, les tulpamanciens, les...
Voici ce que j'ai pensé de ma lecture du livre de Irvin Yalom "Créatures d'un jour" que j'ai lu en anglais. L'écriture de l'auteur est facile à suivre. C'est beaucoup plus agréable de lire des histoires de psychothérapie plutôt que de froides descriptions de cas cliniques. Le thème de l'ouvrage est ici, faire face à la mort, la sienne qui est imminente (grand âge, maladie...) ou celle d'une personne aimée. Nous avons donc ici dix récits de thérapie, dix personnes qui en l'espace parfois d'une seule séance avec Irvin Yalom vont parvenir à transformer leur vie. Le changement profond et apaisant dont...
Le concept de folie est, sans grande surprise, une construction sociale. Cela veut dire que suivant les époques et les pays, on ne va pas la définir pareil et on ne va pas interagir pareil avec les "fous". On a tendance intuitivement à dire que la folie est liée au comportement des gens. Une personne qui a un comportement aberrant, incohérent, destructuré, est "folle". Ce qui va recouvrir une grande panoplie de comportements en réalité : • neuroatypie qui est une manière non-conventionnelle de fonctionner• délire causé par des psychotropes, de l'alcool, la fatigue, la fièvre...• comportement criminel...
CW parle de trauma et d'agression. Parmi les stéréotypes de genre misogynees se trouve celui concernant les commérages comme comportement qu'on trouve systématiquement et uniquement chez les femmes. On retrouve la même idée dans le monde du capitalisme lorsque les règles sociales demandent de ne surtout pas parler de son salaire. On demande aux femmes victimes de violences de ne surtout pas en parler, de ne surtout pas dénoncer les agressions et les abus qu'elles vivent au quotidien, car cela nuirait à la réputation et à l'honneur des hommes qui sont leurs agresseurs si jamais ça se savait qu'ils...
Le TDA/H ce n'est pas que une question de vouloir se concentrer, n'en déplaise aux spécialistes du Yaka. "Y'a qu'à te concentrer plus." "Y'a qu'à t'organiser. " No shit Sherlock ! Et pour résoudre la faim dans le monde, y'a qu'à donner à manger à tout le monde ! CQFD. Un cerveau avec un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, c'est comme une voiture sans freins, dont les roues tournent deux minutes après qu'on ait tourné le volant (appelé "brain fog" ou "sluggish cognitive tempo"), dont l'accélérateur s'enfonce à fond dès qu'on respire trop fort dessus (c'est l'hyperfocus),...
Les Trigger Warning : Quand l'esprit fait des allergies...
Notre corps fait face à toutes sortes de dangers au quotidien. Notre système immunitaire apprend à reconnaître ces dangers et à les combattre efficacement. Mais des fois il en fait trop et on a des allergies ou des maladies auto-immunes. L'esprit c'est pareil. Quand tout va bien on fait face au stress de manière constructive. Quand le stress est trop intense pour nos capacités, la mémoire classique s'arrête et à la place notre esprit fait un copier-coller de l'événement stressant et de son contexte. Ce copier-coller peut être plus ou moins découpé : soit découpé temporellement (les différentes...
La surcharge Les neurotypiques ont tendance à affirmer que nous autres autistes on est "chiant" et qu'on "supporte rien". C'est le contraire. Nous supportons trop. Au point de mettre notre santé en danger. Notre cerveau produit beaucoup BEAUCOUP d'informations sensorielles, tout le temps. Nous n'avons pas de filtre pour nous permettre d'ignorer le fond sonore, les bruits négligeables, les informations redondantes comme les vêtements sur la peau. Au contraire. Mon cerveau s'amuse à ramener à la même intensité toutes les informations qui lui parviennent. Au lieu de faire disparaître la musique d'ambiance,...