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Des licornes et des hommes Je suis Amalthæ. Je suis auteurice et essayiste. J'écris sur les troubles dissociatifs, l'autisme, le TDAH, les identités trans, la construction identitaire, l'alter-humanité (otherkins, thérians, fictionkins...)

La perception de la douleur quand on est autiste

Lady-Amalthae

Chaque personne autiste a un cerveau structuré différemment de celui des neurotypiques ou de ses pairs.

Chaque autiste perçoit le monde à sa manière.

Et ça devient particulièrement funky quand on parle de perception de la douleur.

Certains autistes peuvent avoir une fracture ouverte et ne pas s'en rendre compte, mais trouver insupportable une petite égratignure.

Certains peuvent prendre des douches brûlantes et s'ébouillanter, parce que leur cerveau traduit cette entrée sensorielle comme un plaisir et pas comme une blessure dangereuse.

Et parfois la manière de traiter l'information varie d'un jour à l'autre.

Je suis peut-être encore une bille avec mon rasoir et peut-être que je souffre juste de mon manque d'expérience mais je ne sais jamais à l'avance si je vais souffrir de la brûlure du rasoir ou pas, et si oui, pendant combien de temps. Une fois ça a duré pendant six ou sept heures. Une fois ça m'a prixe quarante minutes après le rasage pour durer un quart d'heure. Une fois, j'ai rien senti du tout.

Bref c'est la loterie. Mais comme je peux parfois douiller longtemps, je dois éviter de me raser le matin si j'ai un rendez-vous dans la journée : il vaut mieux anticiper et le faire la veille au soir. Parce que si ça tombe le jour où j'ai mal pendant plusieurs heures, ça peut me surcharger sensoriellement au point de devoir annuler le rendez-vous. Ce qui est très inconfortable comme situation...

Avec ma neurologie atypique, des fois j'ai l'impression de vivre dans un générateur aléatoire...

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