Des licornes et des hommesJe suis Amalthæ. Je suis auteurice et essayiste. J'écris sur les troubles dissociatifs, l'autisme, le TDAH, les identités trans, la construction identitaire, l'alter-humanité (otherkins, thérians, fictionkins...)
Quand je dis aux gens que je suis autiste on me répond souvent du tac au tac que je ne suis "pas vraiment autiste" mais plutôt Asperger. Ça me fait bondir au plafond pour plusieurs raisons ! 1. Les personnes "aspie" ne sont PAS "moins autistes". Elles sont perçues comme moins autistes car elles verbalisent. Or l'autisme n'est pas un trouble du langage même si c'est un effet possible ! 2. Les personnes "aspie" voient leurs besoins ignorés sous prétexte que elles peuvent verbaliser et que ça voudrait dire qu'elles sont moins handicapées. Je vous refile ma fatigabilité chronique quand vous voulez...
La surcharge Les neurotypiques ont tendance à affirmer que nous autres autistes on est "chiant" et qu'on "supporte rien". C'est le contraire. Nous supportons trop. Au point de mettre notre santé en danger. Notre cerveau produit beaucoup BEAUCOUP d'informations sensorielles, tout le temps. Nous n'avons pas de filtre pour nous permettre d'ignorer le fond sonore, les bruits négligeables, les informations redondantes comme les vêtements sur la peau. Au contraire. Mon cerveau s'amuse à ramener à la même intensité toutes les informations qui lui parviennent. Au lieu de faire disparaître la musique d'ambiance,...
Je vis dans une société grossophobe. Lorsque j'ai commencé ma transition sociale en 2018 je ressemblais à une Vénus préhistorique obèse. Avec mes formes plantureuses, les gens associaient mes chemises et mes cheveux courts au fait d'être lesbienne. Je subissais du harcèlement de rue, des agressions sexuelles et de la lesbophobie en public à cause de ça. De plus, mes soucis de santé SANS lien avec l'obésité étaient tous balayés par la grossophobie mon médecin en mode "Perdez du poids et ça ira mieux". C'était un problème neurologique grave lié à une carence en vitamine B12 elle-même comorbide à...
Le transsexualisme ou transsexualité est un ancien mot issue de la psychiatrie, pathologisant, déshumanisant et transphobe afin de désigner une catégorie spécifique de personnes en se basant uniquement sur leur comportement. De même qu'une personne homosexuelle était une personne "ayant des rapports sexuels avec une personne de même sexe" (et osef du spectre d'attraction), une personne transsexuelle avait le comportement social et sexuel "d'une personne de l'autre sexe". En d'autres termes : c'était un travesti homosexuel. On parlait donc d'UN transsexuel pour une personne assignée garçon à la...
Est-il possible d'être à la fois transgenre et essentialiste ? Oui, c'est possible. La compréhension sociale de la transidentité est la suivante :cerveau -> identité de genre -> transition sociale, transition médicale, accompagnée éventuellement de chirurgie de confirmation de genre en fonction des désirs / besoins de la personne. La compréhension essentialiste est la suivante :transition sociale -> transition médicale -> chirurgie génitale -> identité de genre Ainsi, si suivant la compréhension sociale de la transidentité, les personnes choisissent de transitionner parce qu'elles sont d'un certain...
Le point sur... la non-binarité N'en déplaise à Zone Interdite sur M6, la non-binarité de genre n'est pas un phénomène "nouveau". Les anglophones pourront aller jeter un oeil aux résumés de livres réalisés par @alokvmenon Ce n'est pas non plus "réservé aux jeunes" : n'importe qui, à n'importe quel âge, peut s'interroger sur son genre et utiliser n'importe quel mot pour le décrire. Le genre en effet est un qualia : c'est un indescriptible et seule la personne concernée peut savoir de quoi il s'agit. Comme pour la douleur ou la perception des couleurs. Néanmoins il y a chevauchement / confusion avec...
Je n'ai pas du tout aimé le livre "Sais-tu pourquoi je saute ?" qui est pourtant acclamé comme un excellent livre sur l'autisme écrit par un autiste de 13 ans. C'est très très cringe ... Imaginez un enfant autiste de 13 ans qui grandit dans une société validiste qui lui cause de l'anxiété, un stress post-traumatique, de la dépression... En plus de ça, cet enfant est aussi aphasique dyspraxique dysorthographique et fait de l'echolalie . Il se trouve qu'il aime aussi les maths, la danse, les ballades en forêt, la lecture, le chant. Le livre est une interview dans laquelle on lui pose des questions...
Je viens de terminer le livre "Mon père, ma mère, mes tremblements de terre" de Julien Dufresne Lamy et oh. Deer. God. C'est une purge ! Du vocabulaire transphobe Pour commencer, le livre utilise constamment du vocabulaire transphobe. Ainsi, la mère trans est mégenrée pendant plus de la moitié du livre. Sans doute pour pouvoir ensuite passer de "il" à "elle" pour montrer l'évolution des mentalités du narrateur. Sauf que, tout se passe en flashback ! Donc le narrateur aurait très bien pu dire "Au début je ne comprenais pas et je l'appelais encore "il" mais ma mère, elle..." ça aurait été bien plus...