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Des licornes et des hommes Je suis Amalthæ. Je suis auteurice et essayiste. J'écris sur les troubles dissociatifs, l'autisme, le TDAH, les identités trans, la construction identitaire, l'alter-humanité (otherkins, thérians, fictionkins...)

Travailler en ESAT

Lady-Amalthae

Avant toute chose j'aimerais signaler que je ne suis pas personnellement concerné' par le sujet mais je le trouve assez important pour en parler.

En France les ESAT sont des établissements et services d'aide par le travail. Rien que le nom ça fleure bon le "Arbeit Macht Frei" des camps de concentration Nazi - la torture en moins. Le principe est le même : mettre les handicapés au travail "pour leur bien" et les pousser vers le plein emploi (quels flemmards ces handis). Les personnes reçoivent un accompagnement médico-social et éducatif en plus d'exercer une activité professionnelle.

Les personnes en situation de handicap qui sont en ESAT sont censées être dans un milieu protégé qui accueille les personnes incapables de travailler en milieu ordinaire ou entreprise adaptée (capacités inférieures à 1/3 d'une personne valide). Elles n'ont PAS le statut de salarié donc ne peuvent pas être licenciées. Il faut avoir au moins 20 ans pour y avoir "droit" (exceptionnellement, 16).

En ESAT...

• la paye est souvent inférieure au SMIC horaire (entre 56 et 111% du SMIC horaire)
• si l'ESAT fait des bénéfices, la prime aux travailleurs est maximum 10% de leur salaire annuel peu importe la quantité de bénéfices effectuée
• leurs allocations type AAH sont diminuées en proportion du "salaire" en ESAT
• le tout revu à la baisse en fonction des revenus du/de la conjoint/e
• diminué également si on a le malheur d'avoir d'autres ressources financières
• il faut se battre pour obtenir une place (nombre de places limitées)
• absence de droit du travail (non salarié) donc de nombreux abus et maltraitances

Ca me rappelle une association qu'on m'avait conseillée, qui demandait à ce que je paye une adhésion pour avoir le droit de travailler gratuitement "pour ma santé mentale". Ca ressemble fort à une exploitation du handicap tout ça. Mais je me trompe peut-être.

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